Iran: La loi du talion appliquée à l’agresseur d’une fillette rendue aveugle

JUSTICE Aucun détail n’a été donné sur la façon dont le condamné s’est vu infliger sa peine…

20 Minutes avec AFP

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Cet homme avait jeté en 2009 de la chaux au visage d'une fillette de quatre ans dans la région de Sanandaj, dans l'ouest de l'Iran.
Cet homme avait jeté en 2009 de la chaux au visage d'une fillette de quatre ans dans la région de Sanandaj, dans l'ouest de l'Iran. — Capture d'écran/Google Maps

«Œil pour œil, dent pour dent ». Un Iranien a été volontairement rendu aveugle ce mardi pour avoir fait perdre la vue à une fillette de quatre ans en lui versant un produit chimique sur le visage, a annoncé un responsable du parquet de Téhéran cité par l’agence Isna.

« Cet homme avait jeté en 2009 de la chaux au visage d’une fillette de quatre ans dans la région de Sanandaj (ouest) et l’avait rendue aveugle », a déclaré Mohammad Shahriari, responsable des affaires criminelles du parquet de Téhéran, où l’affaire avait été renvoyée.

Deuxième cas d’application de la loi du talion

« Aujourd’hui, la loi du talion a été appliquée en ma présence et celle d’experts », a-t-il ajouté, sans donner plus de détails sur la façon dont le condamné a été rendu aveugle. Il a affirmé qu’il s’agissait du deuxième cas d’application de la loi du talion depuis début 2016 pour utilisation d’acide ou d’autres produits chimiques par des agresseurs.

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En 2011, une jeune Iranienne, Ameneh Bahrami, défigurée et rendue aveugle à l’acide, avait pardonné à son agresseur et demandé à la justice qu’elle ne lui fasse pas subir le même sort. Plusieurs attaques à l’acide contre des femmes ont défrayé la chronique ces dernières années en Iran. A l’époque, la presse avait largement soutenu Ameneh Bahrami, tandis que les autorités judiciaires l’incitaient à renoncer à l’application du châtiment à son agresseur.

Les organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent la loi du talion, prévue par la charia (loi islamique). Cette dernière est le plus souvent appliquée en Iran pour des affaires de meurtres. La famille de la victime peut renoncer à son application et recevoir une somme d’argent en contrepartie.