Report de la présidentielle à vendredi

LIBAN Elle était prévue mercredi...

D'après AFP

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La séance parlementaire prévue mardi et consacrée à l'élection d'un nouveau président libanais a été reportée au 12 novembre, a annoncé lundi le secrétariat général du Parlement.
La séance parlementaire prévue mardi et consacrée à l'élection d'un nouveau président libanais a été reportée au 12 novembre, a annoncé lundi le secrétariat général du Parlement. — Hassan Ibrahim AFP/Archives

L'élection d'un nouveau président du Liban par le Parlement a été reportée pour la quatrième fois et fixée à vendredi, a déclaré mardi à l'AFP un député de la majorité parlementaire.

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«C'est reporté jusqu'au vendredi» 23 novembre, a déclaré ce député qui n'a pas voulu être cité. Une séance du Parlement destinée à élire le président de la République était pourtant prévue mercredi.

Malgré les pressions internationales, le blocage persiste entre la majorité soutenue par l'Occident et l'opposition appuyée par Damas sur le choix du successeur du prosyrien Emile Lahoud, dont le mandat s'achève le 24 novembre.

«Tout indique qu'il n'y pas de consensus»

«La séance va être reportée car tout indique qu'il n'y pas de consensus», a déclaré à l'AFP un autre député de la majorité, Elias Atallah. «Ce sont l'Iran et la Syrie qui mettent des bâtons dans les roues car ils veulent transformer le Liban en champ de bataille pour affronter l'Occident».

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, présent dans la capitale libanaise pour la seconde fois en une semaine, avait mis en garde lundi ceux qui «bloquent» le processus électoral.

Ouverture

Le président de la République libanaise dispose de pouvoirs limités, mais la bataille présidentielle est interprétée comme un prolongement du bras de fer entre les Etats-Unis, qui soutiennent la majorité, et la Syrie et l'Iran, qui appuient l'opposition.

Selon Elias Attallah, l'opposition insiste pour choisir un seul candidat, Michel Eddé, considéré comme une personnalité d'ouverture qui serait acceptée par la Syrie, l'ancienne puissance de tutelle du Liban, comme condition pour participer à la séance parlementaire.

Michel Eddé, plusieurs fois ministre entre 1966 et 1998, est l'actionnaire principal du quotidien francophone libanais «L'Orient-Le Jour».

«Nous refusons cette condition», affirme le député de la majorité. «Nous voulons aller au Parlement avec deux noms: Michel Eddé ou Robert Ghanem, ou Michel Eddé et Michel Khoury».

Chaos

Le député Robert Ghanem, qui se dit indépendant mais est perçu comme étant proche de la majorité, a occupé les portefeuilles de l'Education et des Sports entre 1995 et 1996. Quant à Michel el-Khoury, il est le fils du premier président du Liban indépendant, Béchara el-Khoury, et est également proche de la majorité.

L'échec du processus fait craindre que le pays ne plonge dans le chaos: l'opposition a menacé de former un gouvernement parallèle à celui de Fouad Siniora.

Paralysé

Dans ce climat de haute tension politique, des mesures exceptionnelles de sécurité ont été prises par l'armée et les forces de sécurité intérieure (FSI), notamment dans la capitale libanaise.

Le gouvernement Siniora, appuyé par l'Occident, est paralysé depuis la démission des cinq ministres chiites en novembre 2006, l'opposition réclamant une plus grande part du pouvoir.