Corée du Sud: Descente chez Samsung en plein scandale politique

COREE DU SUD L'entreprise aurait versé près de 3 millions d'euros à la confidente de la présidente pour financer la formation équestre de sa fille en Allemagne...

M.C. avec AFP

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Des journalistes sont présents dans l'entrée du QG de Samsung à Séoul pendant une descente des procureurs sud-coréens, le 8 novembre 2016.
Des journalistes sont présents dans l'entrée du QG de Samsung à Séoul pendant une descente des procureurs sud-coréens, le 8 novembre 2016. — Yonhap News/NEWSCOM/SIPA

L’enquête se dirige vers Samsung, en plein scandale politique en Corée du Sud autour de la confidente de la présidente Park Geun-Hye. Le parquet sud-coréen a mené mardi une descente au quartier général du géant de l’électronique.

D’après les médias locaux, le géant sud-coréen a pu verser jusqu’à 2,8 millions d’euros à Choi Soon-Sil, l’amie de 40 ans de la présidente, pour financer la formation équestre de sa fille en Allemagne. La descente aurait eu pour but, selon la radio KBS, de saisir des documents liés à la Fédération équestre coréenne.

Des conglomérats contraints à verser des donations à des fondations douteuses

La confidente, qui a été arrêtée pour fraude et abus de pouvoir, est accusée de s’être servie de ses relations d’amitié avec la présidente pour contraindre des conglomérats comme Samsung à verser des donations à des fondations douteuses, sommes dont elle se servait ensuite à des fins personnelles. Samsung a déclaré qu’il collaborerait à toutes les enquêtes mais s’est refusé à tout commentaire sur la descente de mardi.

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Choi Soon-Sil est également accusée de s’être mêlée des affaires de l’Etat, y compris d’avoir eu son mot à dire sur la nomination de hauts responsables. Le scandale a débouché sur des appels à la démission de Park Geun-Hye et porte sérieusement atteinte à la crédibilité de son gouvernement alors qu’il lui reste plus d’un an de mandat.

Pour tenter de regagner la confiance de l’opinion, elle avait procédé à un vaste remaniement de ses ministres et de son entourage, et désigné un nouveau chef du gouvernement extérieur à sa formation. Mais la présidente a dû renoncer mardi au candidat qu'elle avait choisi pour occuper le poste de Premier ministre, en raison des grincements de dents de l'opposition parlementaire.