Dieselgate: Le constructeur Volkswagen de nouveau dans la tourmente

AUTOMOBILE L’actuel chef du conseil de surveillance et ancien directeur financier est également visé par l’enquête concernant les moteurs diesel truqués…

20 Minutes avec AFP
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Le logo de Volkswagen.
Le logo de Volkswagen. — PAUL J. RICHARDS / AFP

Volkswagen est de nouveau confronté aux effets secondaires du dieselgate. Le groupe, propriétaire de 12 marques dont Seat, Skoda, Porsche et Audi, a annoncé ce dimanche que la justice allemande avait étendu son enquête sur une éventuelle manipulation de cours liée au scandale des moteurs diesel truqués à Hans Dieter Pötsch, actuel chef du conseil de surveillance et ancien directeur financier. Cette enquête, ouverte en juin dernier, vise déjà Martin Winterkorn, l’ancien patron du groupe, et l’actuel directeur de la marque Volkswagen, Herbert Diess.

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Le parquet de Brunswick (nord) soupçonne le constructeur d’avoir informé trop tard les marchés des conséquences et risques financiers liés à l’éclatement il y a plus d’un an du scandale des logiciels implantés dans 11 millions de véhicules du groupe pour fausser les mesures d’émissions polluantes.

De nouvelles accusations visant Audi

Le même jour, le quotidien allemand Bild a publié un article selon lequel l’autorité californienne de protection de l’environnement (Carb) aurait découvert récemment un nouveau logiciel illégal dans un modèle Audi équipé d’un moteur V6.

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Ce logiciel permettrait à certains véhicules de détecter automatiquement, en fonction de l’inclinaison du volant, s’ils roulent sur la route ou sur un banc d’essai, lorsque des contrôles sont effectués sur les gaz d’échappement. Selon Bild, le système réduirait artificiellement le niveau d’émission de CO2 dans le deuxième cas. Audi n’a pas souhaité commenter ces informations, renvoyant à des discussions en cours avec les autorités américaines.

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Ces révélations tombent on ne peut plus mal pour le groupe, qui négocie actuellement un accord aux Etats-Unis pour les derniers 80.000 véhicules concernés dans le pays par le scandale des moteurs truqués, et dont le moteur a été développé par la marque aux anneaux. Par ailleurs, ces informations sont susceptibles d’ouvrir un nouveau front, le scandale ayant jusqu’ici principalement porté sur les émissions d’oxydes d’azote (NOx) et non sur les émissions de CO2, qui font l’objet d’une régulation plus stricte en Europe.