Etats-Unis: Un sursis obtenu in extremis pour un condamné à mort dans l'Alabama

PEINE DE MORT Thomas Arthur a passé des décennies dans le couloir de la mort d'une prison de l'Alabama...

20 Minutes avec AFP

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Une chambre d'exécution par injection léthale aux Etats-Unis.
Une chambre d'exécution par injection léthale aux Etats-Unis. — CA Departement of corrections

Thomas Arthur a frôlé la mort. Cet homme, condamné à la peine capitale, devait être exécuté ce jeudi dans l’Etat américain de l’Alabama. Il a obtenu un sursis de dernière minute de la Cour suprême à Washington, à la majorité des huit juges. Agé de 74 ans, ce détenu américain devait recevoir une injection létale dans sa prison d’Altmore à 18h (22h GMT).

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Le président conservateur de la haute cour, John Roberts, a expliqué qu’il ne pensait pas que cette affaire présentait « les critères habituels pour entraîner une suspension ». Toutefois, constatant que quatre autres juges souhaitaient examiner le dossier sur le fond, il a « par courtoisie » voté pour accorder un sursis à Thomas Arthur.

Déjà six dates d’exécution ont été fixées

Thomas Arthur a passé des décennies dans le couloir de la mort d'une prison de l’Alabama, Etat du sud du pays, après avoir été reconnu coupable d’ un meurtre commis en 1982. « Tommy » Arthur avait tué un homme, Troy Wicker, dont la femme était devenue sa maîtresse. Celle-ci avait promis 10.000 dollars à son amant afin qu’il assassine son mari. Le condamné s’est toujours affirmé innocent.

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Au fil des années, pas moins de six dates d’exécution ont été fixées pour Thomas Arthur qui, à chaque fois, est parvenu à obtenir un sursis. Cette fois-ci, il s’agit du septième sursis. « Nous sommes profondément soulagés par la décision de la Cour suprême d’accorder ce sursis et nous espérons désormais avoir l’occasion de présenter le bien-fondé des arguments de Thomas Arthur devant la cour », a déclaré Suhana Han, principale avocate du prisonnier.

En saisissant la Cour suprême des Etats-Unis, les avocats de Thomas Arthur fondaient leurs espoirs sur un arrêt du 12 janvier de cette même juridiction qui avait conclu que le processus de condamnation à la peine de mort en Floride violait la Constitution, car donnant trop de pouvoir au juge au détriment des jurés.