Qatar: L'émir appelle ses compatriotes à cesser les dépenses «extravagantes»

ECONOMIE Le pays projette un déficit budgétaire de 12 milliards de dollars pour 2016, le premier en quinze ans...

20 Minutes avec agences

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L'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani à Doha le 9 décembre 2014
L'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani à Doha le 9 décembre 2014 — Marwan Naamani AFP

L’émir du Qatar, le Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a appelé ce mardi ses concitoyens à relever les défis de la nouvelle réalité économique, en cessant les dépenses « extravagantes et le gaspillage ».

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Des dépenses publiques faites dans un « souci d’efficacité »

En pleine chute des revenus pétroliers, le Cheikh Tamim a fait savoir qu’il souhaitait que les dépenses publiques soient faites dans un « souci d’efficacité », tout en insistant sur l’achèvement des grands travaux, parmi lesquelles les infrastructures de la Coupe du monde de foot 2022.

La nouvelle approche doit inclure « la culture de la planification, du travail ». « Il y a des défis à relever dont ceux de la culture de la consommation chez les jeunes. Sans cela, nous ne pouvons pas avancer car la richesse, par elle-même, ne suffit pas », a également déclaré le jeune émir, qui s’exprimait à l’ouverture d’une nouvelle session du Conseil consultatif, la principale Assemblée, dont les membres sont désignés.

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Des mesures d’austérité et une introduction de la TVA

« Nous avons réalisé beaucoup de choses et nous pouvons faire plus, mais nous devons le faire en tenant compte de la réalité des choses », a poursuivi cheikh Tamim, glorifiant toutefois l’économie solide du pays et un taux de croissance qui a atteint 3,6 % en 2015.

Le pétrole et le gaz ont fait du Qatar l’un des pays les plus riches du monde, mais la chute des prix a sérieusement affecté ce petit émirat du Golfe. Le Qatar projette ainsi pour 2016 un déficit budgétaire de 12 milliards de dollars, le premier en quinze ans. Ce déficit devrait persister en 2017 et 2018 et le pays envisage, pour y remédier, des mesures d’austérité et l’introduction de la TVA.