VIDEO. Armée: L'opération française Sangaris prend fin en Centrafrique

DEFENSE Elle avait été lancée en décembre 2013 au plus fort des massacres intercommunautaires…

20 Minutes avec AFP

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Des soldats français de l'opération Sangaris, en Centrafrique
Des soldats français de l'opération Sangaris, en Centrafrique — ISSOUF SANOGO / AFP

Malgré la violence persistante dans le pays, le ministre français de la Défense a officiellement proclamé ce lundi à Bangui la fin de l’opération militaire française Sangaris en Centrafrique. « La page de l’opération Sangaris est tournée en République centrafricaine », a déclaré Jean-Yves Le Drian lors d’une cérémonie au camp militaire Mpoko, près de l’aéroport, en présence des autorités locales et du corps diplomatique.

Jean-Yves Le Drian avait auparavant assuré les responsables centrafricains que la fin de Sangaris « ne signifie pas la fin des relations militaires entre la France et la Centrafrique ». « Nous conserverons une capacité d’intervention (…) grâce aux unités de l’opération Barkhane (dont l’Etat-major se trouve au Tchad voisin) ou aux autres forces positionnées en Afrique », a avancé le ministre français.

Les trois missions remplies

« Nous sommes fiers de l’opération Sangaris », avait déclaré Jean-Yves Le Drian plus tôt lundi devant l’Assemblée nationale de Bangui. Le ministre a estimé que l’opération avait rempli ses trois missions : « mettre fin au chaos, accompagner la montée en puissance des forces internationales et permettre la tenue d’ élections démocratiques ».

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Environ 350 militaires français, équipés de drones d’observation, resteront toutefois présents en Centrafrique, dont une centaine au sein de la force de l’ONU (Minusca, environ 12.000 hommes), notamment au niveau de l’état-major. La France avait mobilisé plus de 2.000 soldats au plus fort des tensions.

De plus en plus de débordements

« Sangaris se retire beaucoup trop tôt. Nos forces de sécurité ne sont pas en mesure de prendre le relais. Les forces onusiennes sont de plus en plus débordées dans leur rôle de pompier », a regretté de son côté lundi un député centrafricain, Anicet Georges Dologuélé, ancien candidat à l’élection présidentielle.

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Dimanche au moment de l’arrivée de Jean-Yves Le Drian, un règlement de compte entre groupes armés a fait plusieurs morts dans le quartier musulman de Bangui. En fin de semaine dernière, des violences dans le centre du pays avaient fait 25 morts, dont six gendarmes.