Italie: Après le séisme, des milliers de personnes sont désormais sans-abri

TREMBLEMENT DE TERRE Aucun chiffre officiel n’a été communiqué sur le nombre de ces « sfollati »…

20 Minutes avec AFP

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Une rue de Norcia, en Italie, après le tremblement de terre survenu le 30 octobre 2016. Capture d'écran d'un reportage de la chaîne italienne Sky.
Une rue de Norcia, en Italie, après le tremblement de terre survenu le 30 octobre 2016. Capture d'écran d'un reportage de la chaîne italienne Sky. — HO / AFP

Ils sont des milliers, peut-être plus… De très nombreux habitants du centre de l’Italie, chassés de leur maison par le tremblement de terre le plus puissant depuis 1980, se sont réveillés ce lundi après une première nuit dehors. Ils ont ainsi grossi les rangs des milliers d’autres déjà frappés par deux puissants séismes fin août et mercredi dernier, dans cette même région montagneuse du centre de la péninsule, une des nombreuses zones sismique à risque de l’Italie.

Aucun chiffre officiel n’a été communiqué sur le nombre de ces « sfollati », les sans-abri contraints depuis un peu plus de deux mois de quitter leur maison, détruite ou considérée comme trop à risques pour y rester.

1.100 personnes toujours hébergées dans des structures d’urgence

Mais la protection civile a indiqué lundi être venue en aide à plus de 15.000 personnes, frappées dimanche par ce séisme de magnitude 6,5 dont l’épicentre se trouvait à six kilomètres au nord de Norcia, bourgade pittoresque classée parmi les 150 plus beaux villages d’Italie. Quelque 1.100 personnes sont toujours hébergées dans des structures d’urgence depuis le 24 août, mais les estimations dans la presse italienne vont de 30 à 40.000 personnes désormais sans toit.

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Jusque-là épargnée par le séisme du 24 août, qui avait fait près de 300 morts, et celui de mercredi, la petite ville de Norcia s’est réveillée lundi, désertée par ses habitants. « Je crois qu’il y a 3.000 personnes qui ont besoin d’être relogées. Nous avons trouvé des structures comme des gymnases où on va mettre des brancards. Mais ce n’est pas une solution qui peut durer plusieurs jours », a expliqué Paolo Mancinelli, responsable de la logistique à la protection civile de la région de l’Ombrie.

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a convoqué un conseil des ministres extraordinaire, qui se tiendra dans la journée, pour décider des premières mesures.