CETA: Le sommet UE-Canada capote, Trudeau annule sa venue

ACCORD Depuis plusieurs jours, le gouvernement fédéral belge tente de convaincre la région francophone de Wallonie, la région de Bruxelles-Capitale et la « Communauté française » de revenir sur leur veto…

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau à Montréal, le 13 octobre 2016.
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau à Montréal, le 13 octobre 2016. — AFP

Justin Trudeau n’ira pas au sommet. L’incapacité mercredi des différentes parties belges de se mettre d’accord sur une position commune face au traité de libre-échange entre Canadiens et Européens (CETA) a fait capoter le sommet Canada-UE prévu jeudi à Bruxelles pour sa signature officielle, en présence du Premier ministre Justin Trudeau.

Après l’échec d’une énième réunion de concertation entre les représentants des différentes régions et communautés linguistiques de Belgique, qui ont toutes voix au chapitre, le gouvernement canadien a finalement annoncé mercredi soir le report du déplacement de la délégation canadienne à Bruxelles.

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Ca coince en Wallonie

Depuis plusieurs jours, le gouvernement fédéral belge tente en vain de convaincre la région francophone de Wallonie, la région de Bruxelles-Capitale et la « Communauté française » de revenir sur leur veto, qui bloque la signature du CETA par la Belgique et, en conséquence, par l’Union toute entière. « Nous attendons toujours une réponse concrète de la part des entités fédérées », pour l’instant divisées sur le CETA, n’a pu que constater mercredi soir le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders.

Les parties doivent se retrouver jeudi « à 10h00 (08h00 GMT) pour définir ce qui va être dit au niveau de la Belgique lors des réunions européennes », a ajouté le ministre fédéral belge, qui s’est refusé à parler d'« échec ». La Belgique doit envoyer sa position dans la foulée aux ambassadeurs des 27 Etats-membres de l’UE à Bruxelles qui se réuniront une heure plus tard.

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Justin Trudeau n’ira pas au sommet

« Les textes sont là. La seule chose que le gouvernement fédéral attend maintenant, c’est que les régions nous disent exactement quelle est leur réponse », a répété Didier Reynders en sortant de la dernière session de concertation. Après cette déclaration, Cameron Ahmad, porte-parole du Premier ministre canadien a indiqué que « la délégation canadienne » n’irait pas au sommet censé se tenir jeudi.

Le bureau de Justin Trudeau avait confirmé peu de temps avant que le Premier ministre resterait finalement à Ottawa pour des « rencontres privées ». « On le regrette mais ce ne sera pas possible de tenir le sommet demain », a lancé le ministre-président de la région francophone de la Wallonie, le socialiste Paul Magnette, chef de file des opposants au CETA, en quittant, laconique, la réunion.

« Je suis certain qu’il ne sera pas possible de signer le traité demain. Par contre je garde un bon espoir qu’il est possible de trouver un accord intrabelge et avec la Commission européenne afin de pouvoir soumettre une position belge aux autres pays membre de l’Union européenne », a renchéri de son côté Oliver Paasch, le ministre-président de la communauté germanophone.