Zara, Mango, Asos, Marks and Spencer... Des réfugiés syriens exploités dans des ateliers en Turquie

INDUSTRIE DU TEXTILE Des adultes, mais aussi des enfants, parfois âgés de moins de dix ans...

20 Minutes avec agence
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Des réfugiés syriens marchent sur une autouroute près d'Edirne, en Turquie, en direction de la frontière grecque toute proche, le 18 septembre 2015
Des réfugiés syriens marchent sur une autouroute près d'Edirne, en Turquie, en direction de la frontière grecque toute proche, le 18 septembre 2015 — BULENT KILIC AFP

Ils seraient payés « à peine plus d’une livre sterling de l’heure, bien en dessous du salaire minimal turc ». Une enquête de la BBC, rendue public ce mardi, révèle les conditions déplorables dans lesquels certains réfugiés syriens travailleraient en Turquie dans des ateliers de couture, pour le compte de sous-traitants de grandes marques de vêtements dont Zara.

Des adultes, mais aussi des enfants, parfois âgés de moins de dix ans. Mango, Asos ou encore Marks and Spencer figurent parmi les enseignes visées. « On m’avait dit que le travail des enfants était endémique en Turquie. Mais je n’imaginais pas à ce point », résume Darragh MacIntyre, le journaliste qui a mené l’enquête.

Sans protection contre les produits chimiques

Le reporter fait notamment état de réfugiés travaillant jusqu’à douze heures par jour dans des ateliers utilisant des produits chimiques mais ne fournissant aucune protection. Des scènes qui n’ont pas tardé à faire réagir les enseignes concernées.

A l’image d’Asos, directement mis en cause par une scène filmée sur le site d’un de ses sous-traitants. Mais pour l’enseigne, il s’agit là d’une « usine non-autorisée », précisant que les ateliers officiels étaient, eux, régulièrement contrôlés, indique Le Monde.

Les marques mises en cause réagissent

Le groupe Inditex, qui produit les vêtements de la marque Zara, affirme qu’il n’est question dans le reportage de la BBC que d’une laverie Goreteks, qui travaille effectivement pour le groupe. Cette laverie a été auditée par Inditex et des mesures sécuritaires lui ont été imposées.

De leur côté, Asos et Marks and Spencer ont annoncé « qu’ils régulariseraient tous les travailleurs syriens et contribueraient à financer la scolarité des enfants trimant dans les ateliers », selonLe Monde.

Pour rappel, en février dernier, l’ONG Business and Human Rights Resource Centre avait accusé les usines turques de plusieurs grandes marques de textile de compter parmi leurs employés des enfants syriens, arrivés en tant que réfugiés.

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