VIDEO. Pakistan: Une attaque contre une école de police fait au moins 61 morts

MONDE L’attaque a fait l’objet de deux revendications distinctes, la première des talibans pakistanais et la seconde de l’organisation Etat Islamique…

20 Minutes avec AFP
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Au moins 20 personnes ont été tuées dans une attaque contre une école de police au Pakistan, dans la nuit du 24 au 25 octobre.
Au moins 20 personnes ont été tuées dans une attaque contre une école de police au Pakistan, dans la nuit du 24 au 25 octobre. — Arshad Butt/AP/SIPA

Le bilan s’alourdit. Au moins 61 personnes ont été tuées et plus de 118 blessées dans la nuit de lundi à mardi lors de l’assaut contre une école de police de la province du Baloutchistan, au sud-ouest du Pakistan. Un précédent bilan de 44 personnes tuées et 118 blessées a été revu à la hausse mardi matin.

Les assaillants, une demi-douzaine selon l’armée, ont pénétré peu avant minuit dans le Collège de police situé à une vingtaine de kilomètres à l’est de Quetta, la capitale de la province instable du Baloutchistan.

Une double revendication

L’attentat a fait l’objet de deux revendications distinctes, la première des talibans pakistanais (TTP) et la seconde de l’organisation Etat Islamique (EI). La première, signée de la faction locale de Karachi du TTP, explique que l’attentat visait à « venger le meurtre indiscriminé de nos moudjahidines » par des membres des forces de l’ordre dans la province du Pundjab, selon un communiqué. L’EI a pour sa part affirmé via son agence de propagande Amaq que l’attaque avait été menée par « 3 kamikazes de l’Etat Islamique ».

Il s’agit de l’une des attaques les plus meurtrières cette année au Pakistan après celles de Lahore le 25 mars (75 morts) et Quetta le 8 août (73 morts).

Le Baloutchistan, la plus vaste et la plus pauvre des provinces du Pakistan en dépit d’importantes ressources naturelles, est l’une des plus instables du pays. Elle est régulièrement secouée par des violences islamistes, en proie à des conflits inter-communautaires ainsi qu’à une insurrection séparatiste.