Présidentielle américaine: Donald Trump déroule le programme de ses cent premiers jours à la Maison Blanche

MONDE En grande difficulté dans les sondages, le candidat républicain a présenté son « plan d’action sur 100 jours », ce samedi lors d’un meeting à Gettysburg (Pennsylvanie)…

C.P. avec AFP

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Le candidat républicain Donald Trump à Gettysburg (Pennsylvanie), le 22 octobre 2016
Le candidat républicain Donald Trump à Gettysburg (Pennsylvanie), le 22 octobre 2016 — Evan Vucci/AP/SIPA

Donald Trump enfonce le clou. Affaibli dans son propre camp par les accusations d’agressions sexuelles, le milliardaire candidat républicain a persisité et signé ce samedi lors d’un meeting dans la ville historique de Gettysburg (Pennsylvanie), théâtre d’une des batailles emblématiques de la Guerre de Sécession.

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« Un contrat entre Donald J. Trump et les électeurs américains »

Après avoir en préambule menacé les femmes qui l’ont accusé d’agression sexuelle, affirmant qu’elles « mentaient » et promis de les poursuivre en justice après l’élection, Donald Trump a ensuite développé son programme, point par point et détaillant les 100 premiers jours de son mandat à la Maison Blanche.

« Nous allons assainir le marais qu’est Washington et le remplacer par un nouveau gouvernement, du peuple, par le peuple et pour le peuple », a-t-il lancé en reprenant les mots qu’Abraham Lincoln avait prononcés dans un de ses plus fameux discours prononcé en 1863 à Gettysburgh.

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« Voici mon plan d’action sur 100 jours pour rendre sa grandeur à l’Amérique. C’est un contrat entre Donald J. Trump et les électeurs américains et ça commence par ramener honnêteté et responsabilité à Washington ».

Pour renouveler la classe politique, le républicain de 70 ans voudrait commencer par instaurer une limite du nombre de mandats pour les élus du Congrès.-

« Le changement doit venir de l’extérieur de notre système déficient », a-t-il dit devant plusieurs centaines de partisans. « Notre campagne représente une opportunité unique de changement, comme on n’en rencontre qu’une fois dans sa vie ». « Hillary Clinton n’est pas en campagne contre moi mais contre le changement », a-t-il encore lancé.

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Abolition de la loi santé « Obamacare », « contrôles extrêmes aux frontières »…

Le candidat républicain a ensuite promis de renégocier le traité de libre-échange nord-américain (Nafta), et de faire sortir les Etats-Unis du Partenariat transpacifique (TPP).

Il veut redévelopper la production d’énergies fossiles et annuler des milliards de dollars de paiements prévus aux Nations uniesdans le cadre des programmes pour lutter contre le changement climatique. Il souhaite instaurer des « contrôles extrêmes aux frontières » et bien sûr n’a pas oublié le mur à la frontière avec le Mexique.

Il abolira la loi santé « Obamacare » mise en place par l’actuel président, prévoit 1.000 milliards de dollars de dépenses d’infrastructures dans les 10 prochaines années, veut simplifier le code des impôts, faire baisser les taxes pour la classe moyenne de 35 % et rendre les frais universitaires plus abordables.

La légitimité du scrutin remise en cause

Et une nouvelle fois Donald Trump a mis en doute la régularité des élections à venir : « Il y a de telles anomalies, c’est incroyable : 1,8 million de personnes décédées sont inscrites pour voter, et certaines d’entre elles votent ! Je me demande comment c’est possible », a-t-il affirmé.

Il a choqué même son propre camp en refusant de s’engager à accepter le résultat du scrutin présidentiel lors du débat mercredi : un fait sans précédent dans les annales politiques américaines, qui lui avait déjà valu jeudi d’être accusé par le président Barack Obama de « saper notre démocratie ».

Hillary Clinton, à qui les sondages donnent une nette avance au plan national, devait à son tour prendre la parole plus tard dans la journée dans ce même Etat disputé de Pennsylvanie. A deux semaines et demie de l’élection, tous les indicateurs semblent au vert pour la candidate démocrate, qui fêtera ses 69 ans mercredi. La moyenne des derniers sondages au niveau national lui donne une avance de six points (45,2 % contre 39,2 %) et elle est en tête dans 10 des 13 Etats-clés du scrutin, notamment en Floride (sud-est), Pennsylvanie, Michigan (nord) et Caroline du Nord.

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