Benazir Bhutto n'est plus assignée à résidence

PAKISTAN L'ex-Premier ministre est toujours entourée de policiers pour sa protection...

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Le président Pervez Musharraf a mis en place vendredi un gouvernement de transition avant les législatives prévues début janvier au Pakistan et mis fin à l'assignation à résidence de Benazir Bhutto à quelques heures de l'arrivée d'un émissaire du président américain, qui réclame la levée de l'état d'urgence.
Le président Pervez Musharraf a mis en place vendredi un gouvernement de transition avant les législatives prévues début janvier au Pakistan et mis fin à l'assignation à résidence de Benazir Bhutto à quelques heures de l'arrivée d'un émissaire du président américain, qui réclame la levée de l'état d'urgence. — Arif Ali AFP

Les autorités pakistanaises ont levé dans la nuit de jeudi à vendredi l'assignation à résidence de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, a déclaré à l'AFP un haut responsable provincial. «L'ordre d'assignation a été levé mais elle fait toujours l'objet d'une surveillance policière,» a indiqué Khusro Pervaiz, le secrétaire de l'Intérieur de la province du Pendjab (est), dont Lahore est la capitale.

Empêcher sa participation à une manifestation

L'ex-Premier ministre Benazir Bhutto a été assignée à résidence dans la nuit de lundi à mardi à Lahore par les autorités qui entendaient l'empêcher de participer à une manifestation, en raison de menaces réelles d'attentat suicide contre elle. «C'est pourquoi elle avait été placée en résidence surveillée», a précisé Khusro Pervaiz.

«Maintenant on a retiré l'assignation à résidence parce que il n'y a plus de manifestation», a indiqué le responsable pakistanais. Les forces de police se trouvent toujours près de la résidence de Mme Bhutto pour assurer sa sécurité, selon les responsables pakistanais.

Fédérer une opposition très divisée

Benazir Bhutto avait réclamé mardi pour la première fois la démission du président Pervez Musharraf, dans une interview avec la chaîne de télévision britannique Sky News TV depuis la maison dans laquelle elle était assignée à résidence à Lahore. Elle avait également réclamé la levée de l'état d'urgence que le général Musharraf a imposé il y a 12 jours.

L'ex-Premier ministre a mis à profit son enfermement pour multiplier les contacts afin de tenter de fédérer une opposition très divisée pour réclamer le départ du général Musharraf, à la tête du pays depuis un coup d'Etat il y a huit ans. Pas question, selon elle, de pouvoir organiser des élections «libres et justes» sous état d'urgence, en référence aux législatives annoncées par Pervez Musharraf pour avant le 9 janvier.