Accord UE-Canada: Comment les Wallons peuvent tout faire bloquer

UNION EUROPEENNE 3,6 millions de Wallons peuvent compromettre un traité concernant plus de 535 millions d’Européens et Canadiens…

20 Minutes avec AFP
— 
Illustration du drapeau européen, de l'Union européenne.
Illustration du drapeau européen, de l'Union européenne. — Markus Schreiber/AP/SIPA

Les Wallons font de la résistance ! La survie de l’accord de libre-échange Ceta négocié entre l’Union européenne et le Canada est suspendue au refus d’y souscrire de la région belge de Wallonie. Une situation issue du très complexe système fédéral en vigueur en Belgique. Au final, 3,6 millions de Wallons peuvent bloquer un traité concernant plus de 535 millions d’Européens et Canadiens.

Les Wallons réclament une « réouverture » des négociations

Lorsque la Belgique signe un traité international, qu’il soit bilatéral ou qu’il soit négocié par la Commission européenne au nom des Etats membres, comme c’est le cas du Ceta, et que son contenu touche aux compétences des régions ou communauté, tous les niveaux de pouvoirs concernés doivent donner leur aval, à savoir les trois régions du pays : la Flandre néerlandophone (nord), la Wallonie francophone (sud) et la Région de Bruxelles-Capitale.

Dans le cas du Ceta, les Parlements régionaux ont été impliqués en amont de la signature. Après un examen minutieux du texte, les Parlements de la Wallonie et de la communauté française ont rejeté la semaine dernière le traité de libre-échange avec le Canada, qui à leurs yeux ne protège pas suffisamment les normes sociales et environnementales, ou encore l’agriculture européenne.

>> A lire aussi : Comment la petite Wallonie est en train de faire capoter l’accord

L’UE a besoin de l’aval unanime de ses 28 Etats membres pour valider l’accord trouvé avec le Canada au bout de sept ans de négociations. Le dossier sera vendredi sur la table d’un sommet européen à Bruxelles mais le chef du gouvernement de la Wallonie, Paul Magnette, a prévenu qu’il ne « signerait pas » d’ici là et qu’il réclamait une « réouverture » des négociations.