Emails de Clinton: Le FBI et le département d'Etat démentent tout arrangement

ETATS-UNIS Donald Trump dénonce la «corruption» du système...

20 Minutes avec AFP

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Hillary Clinton sur son Blackberry, une célèbre photo qui a inspiré le mème «TextsFromHillary».
Hillary Clinton sur son Blackberry, une célèbre photo qui a inspiré le mème «TextsFromHillary». — K.LAMARQUE/AP/SIPA

Un nouveau jour de campagne et de nouvelles suspicions dans l’affaire des emails d’Hillary Clinton. Lundi, le département d’Etat américain et le FBI ont nié tout échange de bons procédés avec le FBI pour rabaisser la classification d’un email confidentiel de Hillary Clinton, une affaire qui empoisonne la campagne présidentielle de la démocrate.

« L’allégation d’un quelconque quid pro quo (donnant-donnant) est inexacte et ne correspond pas aux faits », a démenti le porte-parole de la diplomatie américaine Mark Toner, contestant ainsi des déclarations d’un responsable du FBI dans des documents publiés par la police fédérale lundi et évoquant ce possible échange de bons procédés.

L’email n’a pas été déclassifié

Dans des notes résumant ces investigations et publiées lundi par le FBI, il est fait état de pressions de Patrick Kennedy, l’un des sous-secrétaires d’Etat, concernant un e-mail sensible, relatif à des activités du FBI, et classé « secret ». Kennedy a demandé que ce message soit déclassifié ou reclassifié dans une catégorie moins sensible. Un agent du FBI a rapporté une proposition d’échange de bons procédés, ayant réclamé à Kennedy que le département d’Etat accepte la demande du FBI de déploiement d’agents supplémentaires dans des postes diplomatiques à l’étranger. In fine, le message en question n’a pas été déclassifié.

Le FBI, dans un communiqué lundi, a déclaré que la demande de postes n’était pas liée aux discussions sur la classification du message. « Bien qu’il n’y ait jamais eu de contrepartie, ces allégations ont été rapportées aux responsables appropriés pour être passées en revue », indique la police fédérale. « Il n’y a pas eu de quid pro quo », a insisté Toner, tout en reconnaissant que Kennedy et des responsables du FBI avaient bien discuté à l’époque de la classification des emails. De telles discussions entre agences sont courantes, relèvent les observateurs.

Trump s’empare de la polémique

Sur Twitter, Donald Trump a dénoncé la « collusion » entre les agences et la « corruption » d’un système mis en place, selon lui, pour protéger Hillary Clinton.

En 2015, le département d’Etat passait en revue des dizaines de milliers d’emails issus de la messagerie privée de Mme Clinton, lorsqu’elle était secrétaire d’Etat (2009-2013) dans le but de les publier sur un site gouvernemental. Lors de ce processus, des messages ont été classés confidentiels ou secrets et donc expurgés, une classification gênante car Hillary Clinton n’était pas censée échanger des informations confidentielles sur un réseau non gouvernemental. Le FBI a enquêté et conclu en juillet dernier que des poursuites pénales n’étaient pas justifiées, bien que le directeur James Comey ait épinglé l’ancienne chef de la diplomatie américaine pour « négligence extrême ».