Brésil: Dix morts et des blessés dans une prison après des affrontements entre bandes rivales

PRISON Les prisonniers étaient armés de couteaux et de morceaux de bois…

20 Minutes avec AFP

— 

Dix détenus ont été tués dimanche au cours d'affrontements entre factions rivales dans une prison de l'Etat de Roraima au Brésil.
Dix détenus ont été tués dimanche au cours d'affrontements entre factions rivales dans une prison de l'Etat de Roraima au Brésil. — HO / FOLHA DE BOA VISTA

La mutinerie a été d’une extrême violence. « Sept corps ont été retrouvés carbonisés et trois autres décapités » ce dimanche après des affrontements entre factions rivales dans une prison de l’Etat de Roraima, dans le nord du Brésil, a annoncé le gouvernement régional, revoyant à la baisse un précédent bilan de 25 morts donné par des médias. « Il y a eu dix morts et non pas 25 », a déclaré l’attachée de presse du gouvernement du Roraima, Jessica Laurie.

« Huit détenus ont été légèrement blessés et soignés », a-t-elle ajouté.

Environ cent parents de détenus ont été pris en otage

« Dans un premier temps, la police a cru qu’il y avait plus de morts. Les détenus étaient armés de pierres et de morceaux de bois arrachés des murs. C’est avec ces morceaux de bois qu’ils ont décapité leurs rivaux, quelque chose de très brutal », a précisé Jessica Laurie. Ces affrontements sont survenus dans le pénitencier agricole de Monte Cristo à Boa Vista, capitale de l’Etat de Roraima limitrophe avec le Venezuela. La police a mis fin aux troubles.

Un responsable de l’Etat de Roraima, Uziel Castro, a expliqué au site d’information G1 qu’environ cent parents de détenus avaient été pris en otage lors de ces affrontements survenus dans l’après-midi, durant les horaires de visite des familles.

>> A lire aussi : Une mutinerie dans une prison indonésienne se termine par cinq morts et 150 évadés

Les heurts sont intervenus lorsque des prisonniers d’un pavillon ont envahi une autre aile de cette prison de Boa Vista, distante de 3.400 kilomètres de Rio de Janeiro. Les mutins ont exigé la présence d’une juge d’un tribunal pénal, mais des membres des forces spéciales de la police sont entrés dans l’enceinte de la prison, ont libéré les otages, en majorité des mères de détenus, et maté la révolte en fin de journée.