Arche de Zoé: le juge rejette les demandes de mise en liberté

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Eric Breteau, le président de l'Arche de Zoé, a expliqué au sujet de trois Tchadiens inculpés qu'il ne les avait jamais rencontrés, et les a qualifiés d'"innocents". Il n'a en revanche pas mis hors de cause le quatrième tchadien inculpé, Mahamat Arif, un chef de quartier.
Eric Breteau, le président de l'Arche de Zoé, a expliqué au sujet de trois Tchadiens inculpés qu'il ne les avait jamais rencontrés, et les a qualifiés d'"innocents". Il n'a en revanche pas mis hors de cause le quatrième tchadien inculpé, Mahamat Arif, un chef de quartier. — Thomas Coex AFP

Le juge chargé de l'enquête sur l'affaire de l'Arche de Zoé, a rejeté mercredi les demandes de mise en liberté des six Français membres de cette association et de trois Tchadiens incarcérés à N'Djamena.

«Eu égard à la gravité des faits, la mise en liberté provisoire des inculpés risque de nuire à la manifestation de la vérité et de l'ordre public», a estimé le juge. Une violente manifestation antifrançaise a d'ailleurs secoué N'Djamena mercredi matin. Le juge souligne que «les dépositions des parties civiles ne sont pas encore reçues», selon cette source. Un quatrième Tchadien est également incarcéré à N'Djamena dans ce dossier, mais il n'y a pas eu de demande de mise en liberté pour cet inculpé.

Onze autres personnes - trois journalistes français, sept membres espagnols de l'équipage d'un avion affrété par l'association pour transporter les enfants d'Abéché (est du Tchad) en France et un pilote belge ayant convoyé les enfants de la frontière à Abéché - ont été libérés et ont regagné leurs pays respectifs mais restent inculpés au Tchad.

L'Arche de Zoé a tenté d'emmener en France 103 enfants originaires de la zone frontalière avec le Soudan en les présentant comme des orphelins du Darfour (ouest du Soudan) nécessitant une évacuation sanitaire.

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