Brexit: L'Ecosse va organiser un nouveau référendum sur son indépendance

POLITIQUE L’Ecosse avait voté à 62 % pour rester dans l’Union européenne...

20 Minutes avec AFP

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La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon
La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon — MATT FROST / REX FEATURES / AFP

L’Ecosse pourrait-il quitter le Royaume-Uni ?

La dirigeante écossaise Nicola Sturgeon a annoncé ce jeudi son intention de présenter la semaine prochaine un nouveau projet de loi pour un référendum d’indépendance, estimant que le vote pour le Brexit a changé les termes d’appartenance au Royaume-Uni.

L’Ecosse favorable au maintien dans l’UE

« Le projet de loi de référendum d’indépendance sera présenté la semaine prochaine pour consultation » au Parlement écossais, a déclaré Nicola Sturgeon à l’ouverture du congrès de son parti SNP à Glasgow.

« Je suis déterminée à ce que l’Écosse puisse reconsidérer la question de son indépendance et ce avant que le Royaume-Uni ne quitte l’UE si c’est nécessaire pour protéger les intérêts de notre pays », a-t-elle ajouté.

L’Ecosse, qui dispose d’un gouvernement et d’un parlement régional, a voté à 62 % pour rester dans l’Union européenne lors du référendum du 23 juin et entend continuer de garder des liens forts avec l’UE. Pour se faire, elle a réclamé de pouvoir influer sur les négociations avec Bruxelles pour préserver ses relations avec l’Europe.

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Faire respecter le vote des Ecossais

Or la Première ministre britannique Theresa May refuse d’accorder au Parlement de Westminster ou aux parlements régionaux de voter sur les termes de ses négociations avec Bruxelles et ses 27 partenaires européens.

Les électeurs « n’ont pas voté pour que la voix des Écossais et de notre parlement soit ignorée », a dénoncé Nicola Sturgeon, estimant que dénier au Parlement écossais le droit de s’exprimer sur la question constituerait « un acte de vandalisme constitutionnel ».

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Nicola Sturgeon a également dénoncé l’action du gouvernement qui attise la « xénophobie » des Britanniques en faisant des immigrants européens « des boucs émissaires », soulignant également que l’intransigeance de l’exécutif britannique sur l’immigration aurait pour conséquence de couper le Royaume-Uni au moins en partie du marché unique européen.

Lors du référendum d’indépendance de 2014, les Écossais avaient voté à 55 % contre. A l’époque, « vous nous aviez dit que l’Écosse était un partenaire égal au sein du Royaume-Uni. Le moment est venu de le prouver », a réclamé Nicola Sturgeon, estimant que c’est le gouvernement conservateur de Theresa May qui l’oblige aujourd’hui à vouloir un autre référendum.