Présidentielle américaine: L'équipe d'Hillary Clinton dénonce un «axe» Trump-Wikileaks-Moscou

PIRATAGE WikiLeaks a publié des milliers de messages piratés du compte personnel du président de l'équipe d'Hillary Clinton...

M.C.

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Hillary Clinton et Donald Trump lors du second débat télévisé, le 9 octobre 2016.
Hillary Clinton et Donald Trump lors du second débat télévisé, le 9 octobre 2016. — J.LOCHER/AP/SIPA

A un mois de l’élection présidentielle américaine, la campagne est rentrée dans une phase plus dure que jamais. Le président de l’équipe d’Hillary Clinton, John Podesta, a accusé mardi Julian Assange, le créateur du site WikiLeaks, de faire le jeu de Donald Trump dans la course à la Maison Blanche, accusant Moscou d’avoir piraté ses e-mails dans le même but.

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WikiLeaks, qui fête ses dix ans, a publié depuis vendredi des milliers de messages piratés du compte personnel de John Podesta, sur la messagerie Gmail. Sans révélation tonitruante, cette fuite massive lève toutefois un coin de voile sur les secrets de fabrication de la candidate Clinton.

« Coïncidence très curieuse »

Détail révélateur, selon lui, les messages ont été publiés vendredi soir, peu après l’exhumation par le Washington Postd’une vidéo-choc de Donald Trump datant de 2005 et le montrant en train de tenir des propos salaces sur les femmes. « Ce n’est pas une coïncidence que quelques minutes après la sortie de la vidéo, ils aient décidé que ce serait leur réplique pour détourner l’attention du public des choses ignobles dites par Donald Trump dans cette vidéo », a dit John Podesta aux journalistes qui l’accompagnaient dans l’avion de la candidate, entre Miami et New York.

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« Je n’ai aucun moyen de savoir si monsieur Assange a tenté d’aider monsieur Trump, ou s’il y avait une coordination. Je trouve seulement que la coïncidence est très curieuse que cela se soit produit au moment où la température approchait l’ébullition » pour Donald Trump, a poursuivi John Podesta.

Messages privés décortiqués par les médias américains

Le FBI a confirmé à John Podesta qu’il enquêtait sur ce piratage dans le cadre des investigations en cours sur le piratage du parti démocrate, et relevé que les services de renseignements américains avaient officiellement accusé vendredi dernier Moscou d’être derrière le pirate en question, baptisé Guccifer 2.0.

Ce haut responsable de l’équipe d’Hillary Clinton a pointé du doigt un proche de Donald Trump, Roger Stone, comme assurant le lien entre Julian Assange et Donald Trump. Comme le font de nombreux démocrates, il accuse Donald Trump de défendre une politique étrangère « plus proche de celle de la Russie que des Etats-Unis », en voulant pour preuve les déclarations du républicain hostiles à l’Otan, ou son indulgence face à l’annexion russe de la Crimée.

Les messages de ce grand professionnel de la politique, ancien des Maisons Blanches de Bill Clinton et Barack Obama, sont décortiqués par les médias américains depuis vendredi. On y découvre de longs échanges des conseillers de la candidate sur le dosage idéologique d’un discours pour satisfaire la gauche du parti démocrate (sur la finance) ou la formulation d’un tweet (sur l’affaire de son serveur privé), un jeu d’équilibriste permanent et habituellement caché à la vue du public.