VIDEO. Débat présidentiel: Donald Trump et le jeu du «c’est pas moi, c’est elle»

ELECTIONS La date fatidique du 8 novembre se rapproche et les candidats tentent le tout pour le tout, niveau joutes verbales…

F.F.
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Donald Trump et Hillary Clinton lors du deuxième débat avant les élections américaines.
Donald Trump et Hillary Clinton lors du deuxième débat avant les élections américaines. — Paul J. Richards / AFP

Les derniers jours de campagne l’avaient annoncé :  entre les deux candidats à la présidence américaine risquait de tourner à l’affrontement. La diffusion par le Washington Post d’   dans lequel Donald Trump tient des propos sexistes, les révélations de WikiLeaks sur Hillary Clinton pendant la nuit précédant le débat, et la conférence de presse du candidat républicain accusant Bill Clinton d’agression sexuelle, avaient planté le décor de cette deuxième rencontre.

Préférant souvent attaquer sa concurrente plutôt que de répondre aux questions qui lui étaient posées sur son programme, Donald Trump s’est montré plus offensif que jamais. Quitte à élever le jeu du « c’est pas moi, c’est elle » au rang de véritable tactique. 20 Minutes revient sur les cinq exemples les plus marquants de cette stratégie.


Propos sexistes. Logiquement interrogé sur le scandale des derniers jours concernant l’enregistrement de propos sexistes du candidat républicain il y a plus de dix ans, Donald Trump a bien reconnu avoir prononcé des paroles regrettables… Tout en affirmant que « si vous regardez Bill Clinton, il s’est comporté beaucoup plus mal que moi (…). Et Hillary Clinton aussi a attaqué les femmes ». Donald Trump s’est ici référé au discours tenu lors de la conférence qu’il a lui-même organisée une heure avant le débat, où il est apparu en compagnie de quatre femmes qui affirment avoir été victimes de Bill Clinton ou bien de sa femme, responsable, selon elles, d’avoir fait libérer son présumé violeur.
 

Des excuses mais… Donald Trump s’est donc excusé pour ses propos sexistes. Non sans faire la liste ensuite des raisons pour lesquelles Hillary Clinton devrait elle aussi s’excuser. Notamment la disparition de 33.000 mails à l’époque où elle était secrétaire d’Etat… « Si je suis élu, je demanderai au ministre de la Justice d’enquêter sur vous », a attaqué Donald Trump en s’adressant à la candidate démocrate. Ce à quoi Hillary Clinton a répondu : « C’est une bonne chose que quelqu’un avec le tempérament de M. Trump ne soit pas en charge du système judiciaire. » « Oui car vous seriez en prison », rétorque Trump.
 

Le terrorisme et les musulmans. Questionnés sur le sort qu’il compte réserver  , dans un contexte d’attentats de l’Etat islamique, Donald Trump s’en est à nouveau pris à Hillary Clinton. « Regardez tout ce qu’il s’est passé à Orlando, (…) à Paris, ce sont des terroristes islamistes radicalisés et elle n’utilise même pas le mot. (…) Pour régler le problème, il faut le nommer. »
 

Les impôts. Des questions du débat ont porté sur la fiscalité du millionnaire américain. Un spectateur a notamment demandé à Donald Trump ce qu’il compte faire pour que les Américains les plus riches paient leur part, s’il est élu président. Alors même que Donald Trump reconnaît ne pas payer d’impôts sur le revenu depuis des années, il tente de détourner l’attention vers la candidate démocrate. « Une sénatrice américaine dit que je profite du code des impôts. [Se tournant vers Clinton] Pourquoi n’avez-vous pas amendé le code des impôts quand vous étiez au pouvoir ? Parce que vos amis en profitent comme moi ! »
 

Le président de tous les Américains. Enfin, un autre spectateur a interrogé les candidats pour savoir s’ils pensent pouvoir être « le président de tous les Américains » en cas de victoire. « Absolument ! Elle dit [en désignant Clinton] que mes électeurs sont déplorables, irrécupérables. Moi je serais le président de l’ensemble du peuple américain. »