Le Nobel de la paix attribué au président colombien Juan Manuel Santos pour ses efforts de paix

DISTINCTION Il va empocher la somme de 8 millions de couronnes suédoises, soit environ 831.000 euros…

20 Minutes avec AFP

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Juan Manuel santos lors d'un match de volley le 1er octobre 2016.
Juan Manuel santos lors d'un match de volley le 1er octobre 2016. — DIANA SANCHEZ / AFP

Il a été récompensé pour ses efforts de paix entrepris avec la guérilla marxiste des Farc. Le président colombien Juan Manuel Santos a reçu ce vendredi le très prestigieux prix Nobel de la paix.

« Nous espérons que cela encouragera toutes les bonnes initiatives et tous les acteurs qui pourraient jouer un rôle décisif dans le processus de paix et apporter enfin la paix à la Colombie après des décennies de guerre », a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien, Kaci Kullmann Five. « Il y a un vrai danger pour que le processus de paix s’interrompe et que la guerre civile reprenne », a-t-il toutefois mis en garde.

Tombé d’accord fin septembre avec le chef des Farc Rodrigo Londoño pour enterrer la hache de guerre, le président colombien était pressenti depuis quelques jours pour obtenir cette fameuse distinction. Le lauréat va empocher la somme de 8 millions de couronnes suédoises, soit environ 831.000 euros.

« C’est le chemin à suivre pour laisser un pays meilleur à nos enfants »

« Je continuerai à rechercher la paix jusqu’à la dernière minute de mon mandat parce que c’est le chemin à suivre pour laisser un pays meilleur à nos enfants », déclarait encore dimanche ce chef d’Etat deux fois élu, en arborant à son revers son éternelle petite colombe blanche. Une déclaration alors que les Colombiens venaient de rejeter majoritairement par référendum l’accord de paix avec la guérilla des Farc, le jugeant trop favorable pour les guérilleros.

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Le président a toujours affirmé qu’il ne cherchait pas une récompense pour son combat pour la réconciliation de la Colombie, déchirée par des décennies d’une confrontation entre guérillas d’extrême gauche, paramilitaires d’extrême droite et forces armées, qui a fait plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés. « Je ne cherche pas les applaudissements. Je veux faire ce qui est correct », déclarait lors d’une interview cet homme décrit comme très rationnel et parfois critiqué pour sa froideur apparente.

L’attribution du Nobel vendredi lui apporte toutefois un soutien personnel de premier plan pour la suite de ses efforts.