Un agent de Frontex escorte un migrant embarquant à bord d'un bateau à Lesbos, en Grèce, à destination de la Turqiue.
Un agent de Frontex escorte un migrant embarquant à bord d'un bateau à Lesbos, en Grèce, à destination de la Turqiue. — Petros Giannakouris/AP/SIPA

MIGRANTS

Crise des migrants: Un nouveau corps de gardes-frontières va remplacer Frontex

Cette nouvelle agence est dotée de moyens élargis…

Un an après l’afflux inédit de demandeurs d’asile aux portes du continent, l’Union européenne a décidé de se doter d’ un nouveau corps européen de gardes-frontières et de gardes-côtes. Effectifs et moyens renforcés, mandat élargi : cette nouvelle agence va officiellement être lancée ce jeudi.

Le chaos provoqué par les arrivéesen Grèce en 2015 a en effet mis au jour les faiblesses de l’agence européenne Frontex, sous-dimensionnée pour assister efficacement les pays situés en première ligne et préserver la libre-circulation dans l’espace Schengen.

Une réserve de 1.500 gardes-frontières ou gardes-côtes

Le nouveau corps européen va remplacer Frontex, officiellement à partir de jeudi, en renforçant sensiblement cette agence basée à Varsovie. Ses effectifs permanents atteindront un millier de personnes, plus du double de ceux de Frontex, au terme d’une montée en puissance progressive.

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Il pourra faire appel rapidement à une réserve de 1.500 gardes-frontières ou gardes-côtes nationaux, ainsi qu’à des équipements techniques, que les Etats membres auront l’obligation de mettre à sa disposition à partir de décembre 2016. La nouvelle agence pourra également acquérir son propre matériel, alors que Frontex devait systématiquement adresser des demandes de contributions aux Etats membres, souvent peu pressés d’y répondre.

Des agents détachés dans les Etats membres

La nouvelle agence devra maintenir une veille permanente sur la situation aux frontières extérieures de l’UE. Elle détachera ainsi des agents de liaison dans les Etats membres où les frontières sont sous pression. Son mandat lui permettra d’envoyer des officiers de liaison dans des pays tiers, hors UE, et de lancer des opérations conjointes avec ces pays. Elle jouera aussi un rôle accru dans la coordination des opérations de renvois de migrants irréguliers vers leurs pays d’origine.

Elle aura également une mission de prévention de la criminalité transfrontalière, avec la possibilité de collecter et traiter des données sur des personnes soupçonnées d’activités criminelles ou en situation irrégulière, et de les partager avec les Etats membres et Europol.