VIDEO. Etats-Unis: Mais qui sont Kaine et Pence, les candidats à la vice-présidence?

ELECTION PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE Les candidats à la vice-présidence s'affrontent ce mardi soir aux Etats-Unis lors d'un débat télévisé, à J-33 de l'élection présidentielle américaine...

L.C. avec AFP

— 

Mike Pence et Tim Kaine sont les deux candidats à la vice-précsidence de l'élection présidentielle américaine prévue le 8 novembre 2016.
Mike Pence et Tim Kaine sont les deux candidats à la vice-précsidence de l'élection présidentielle américaine prévue le 8 novembre 2016. — MANDEL NGAN SAUL LOEB / AFP

« La bataille des normaux ». Le titre du site Politico en dit long sur l’image des deux candidats à la vice-présidence qui s’affronteront pour la première fois lors d’un débat télévisé ce mardi soir aux Etats-Unis. Tim Kaine et Mike Pence ont en commun d’être deux quinquas peu connus, largement éclipsés par leur colistier. Leur personnalité, leurs convictions et leur prestation lors du seul débat des « VP » seront néanmoins décisives dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle, alors que les sondages montrent une progression d' Hillary Clinton après une semaine très difficile pour Donald Trump20 Minutes fait les présentations.

Tous les deux sont des hommes, blancs et âgés d’une cinquantaine d’années, tous les deux vétérans en politique. Il leur sera probablement difficile de battre le record d’audience du débat du 26 septembre dernier entre Trump et Clinton.

>> A lire aussi : Cinq choses à savoir sur Mike Pence, le colistier de Donald Trump

Mike Pence, candidat à la vice-présidence de Donald Trump

Mike Pence, le 30 septembre 2016, lors d'un meeting à Fort Wayne.
Mike Pence, le 30 septembre 2016, lors d'un meeting à Fort Wayne. - Darron Cummings/AP/SIPA

Âge : 57 ans

CV politique : gouverneur de l’Indiana

Sa stratégie lors du débat : Il « essaiera de présenter un visage plus respectable » du ticket républicain après les propos controversés de Donald Trump sur le physique d’une ancienne Miss Univers, prédit Joel Goldstein, de l’école de droit de l’université de St. Louis. Il s’est minutieusement préparé pour ce débat, à l’inverse de Donald Trump pour celui du 26 septembre dernier.

Sa mission : Il devra aussi défendre le milliardaire, gêné par la révélation par le New York Times dimanche d’une partie de sa feuille d’impôt de 1995, montrant qu’il pourrait avoir échappé à l’impôt sur le revenu pendant plusieurs années grâce à des niches fiscales.

Ses atouts : Il a commencé comme avocat avant d’animer son émission politique à la radio, ce qui lui garantit une aisance à l’oral. Il pourrait aussi susciter l’adhésion de la droite évangélique traditionnelle, à défaut de convaincre les républicains modérés. Il a passé douze ans au Congrès et apporte son expérience politique à Donald Trump, qui n’a jamais connu le verdict des urnes. Et surtout, il est plus calme et courtois que le flamboyant milliardaire.

Vous ne le connaissez pas ? Pas de panique, vous n’êtes pas seul(e) : lors de la convention républicaine, il s’est présenté en s’adressant « à ceux parmi vous qui ne me connaissent pas, c’est-à-dire la plupart d’entre vous ».

>> A lire aussi : Avec Tim Kaine comme colistier, Hillary Clinton ne prend pas de risque

Tim Kaine, candidat à la vice-présidence d’Hillary Clinton

Tim Kaine, le 25 septembre 2016 lors d'un meeting à Miami.
Tim Kaine, le 25 septembre 2016 lors d'un meeting à Miami. - SIPANY/SIPA

Âge : 57 ans

CV : sénateur de Virginie

Stratégie lors du débat : Il interpellera probablement le camp Trump sur les propos controversés du milliardaire sur une ancienne Miss Univers mais aussi sur la fondation Trump.

Sa mission : Défendre le programme de Clinton, et éclaircir certaines zones d’ombre comme l’affaire des e-mails de l’ex-secrétaire d’Etat.

Ses atouts : Il peut apporter dans l’escarcelle d’Hillary l’Etat de Virginie, un « swing state », où il est très populaire et où la course s’annonce serrée. Il parle couramment espagnol, un atout pour séduire l’électorat hispanophone. Enfin, cet homme qui se départit rarement de son large sourire apporte sa chaleur à une candidate jugée distante.

Son aveu : « Je suis ennuyeux », a-t-il déclaré juste après avoir été choisi par Hillary Clinton.