Soudan: Amnesty accuse Khartoum d'attaques chimiques meurtrières au Darfour

RAPPORT L'ONG accuse les forces gouvernementales soudanaises d'avoir procédé à plusieurs attaques chimiques tuant des civils dans une zone montagneuse du Darfour...

20 Minutes avec AFP

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Un casque bleu au Darfour, le 17 juin 2013
Un casque bleu au Darfour, le 17 juin 2013 — Ashraf Shazly AFP

Le Darfour est le théâtre d’un conflit sanglant depuis 2003. Dans un rapport publié ce jeudi, Amnesty International affirme qu’au moins une trentaine d’attaques à l’arme chimique ont été perpétrées entre janvier et septembre sur des villages du Darfour au Soudan.

Le rapport d’Amnesty comprend des images d’enfants souffrant de brûlures chimiques, d’images satellites de villages détruits et de personnes déplacées, des extraits d’entretiens avec plus de 200 survivants et des analyses d’experts en armes chimiques.

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Bombardements, rapts et viols 

Le rapport « rassemble des preuves de l’utilisation répétée ces huit derniers mois de ce qui apparaît être des armes chimiques contre des civils, y compris de très jeunes enfants, par les forces soudanaises dans une des régions les plus isolées du Darfour », indique l’ONG.

L’ONG assure que les forces gouvernementales ont également procédé à des « bombardements sur des civils », « des meurtres d’hommes, de femmes et d’enfants » et des « rapts et viols de femmes » dans le Djebel Marra.

Ces attaques font partie d’une campagne militaire contre les rebelles de l’Armée de libération du Soudan-Abdel Wahid Nour (SLA-AW) et relèvent des qualifications juridiques de « crimes de guerre » et « crimes contre l’Humanité » d’aprèsAmnesty International.