Vol MH17 abattu en Ukraine: Les premiers résultats de l’enquête pénale présentés ce mercredi

CRASH Un projectile de fabrication russe avait causé en 2014 la mort des 298 occupants de l’appareil de la Malaysia Airlines…

20 Minutes avec AFP

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Les débris du vol MH17 de la Malaysia Airlines présentés à la presse le 13 octobre 2015.
Les débris du vol MH17 de la Malaysia Airlines présentés à la presse le 13 octobre 2015. — AFP

L’enquête pénale sur l’affaire du vol MH17 de la Malaysia Airlines, abattu le 17 juillet 2014 dans l’est de l’Ukraine, touche à sa fin. Une équipe internationale va présenter ce mercredi les premières conclusions du crash qui avait coûté la vie à 298 personnes.

Ces éléments devraient permettre de faire la lumière sur le type exact de missile sol-air BUK ayant touché le Boeing 777 qui devait relier Amsterdam à Kuala Lumpur et sur le lieu précis d’où ce projectile de fabrication russe a été tiré dans l’est de l’Ukraine, où les forces gouvernementales font face aux séparatistes pro-russes depuis avril 2014.

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Objectif : retrouver les responsables

Les membres de l’équipe d’enquête commune (JIT) viennent des Pays-Bas, d’Australie, d’Ukraine, de Malaisie et de Belgique. Leur objectif est de « retrouver les personnes qui sont responsables du crash du MH17 et de les amener devant la justice ». Le parquet néerlandais a toutefois d’ores et déjà fait savoir qu’aucun suspect ne serait désigné à cette occasion.

« Outre savoir exactement quelle arme a été utilisée et d’où le tir a eu lieu (…), nous voulons voir les auteurs [de cette attaque] capturés et jugés », et ce « dans les plus brefs délais », a de son côté déclaré Evert van Zijtveld, qui a perdu quatre parents dans la catastrophe et préside une association de soutien aux proches des victimes.

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Une autre enquête, coordonnée par le Bureau néerlandais d’enquête pour la sécurité (OVV), avait conclu en octobre que le Boeing 777 avait été détruit par un missile BUK tiré d’une zone tenue par les séparatistes pro-russes, sans identifier les auteurs du tir.  Moscou et les rebelles de l’est de l’Ukraine démentent toutefois cette version et montrent du doigt les forces ukrainiennes.