«La seule chose valable, c'est tuer»

FINLANDE La folle confession du tueur était accessible sur Internet…

Alexandre Sulzer

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L'auteur présumé de la fusillade du collège Jokela en Finlande, le 7 novembre 2007.
L'auteur présumé de la fusillade du collège Jokela en Finlande, le 7 novembre 2007. — dr

Le tueur finlandais avait livré une sorte d'explication délirante à son geste dans la description de son profil sur YouTube, rendu inaccessible dans la journée de mercredi. Celui qui se définissait comme «un existentialiste cynique» promet d'«éliminer tous les inadaptés, ceux qui font honte à la race humaine et les ratés de la sélection naturelle».

«Vous vous demanderez sans doute pourquoi j'ai fait cela et ce que je cherche», prophétise-t-il en anglais. «La plupart d'entre vous sont trop arrogants et étroits d'esprit pour comprendre. Vous direz probablement que je suis taré, fou, psychopathe, criminel ou des conneries dans ce genre. Non, la réalité, c'est que je suis juste un animal, un humain, un individu, un dissident.»

«Cette guerre est la mienne»

Il poursuit: «J'en ai assez. (…) Comme d'autres personnes sages l'ont dit par le passé, la race humaine ne mérite que l'on se batte pour elle ou qu'on la sauve… La seule chose valable, c'est tuer. Mais lorsque mes ennemis se sauveront et se cacheront de peur à l'évocation de mon nom, quand les gangsters des gouvernements corrompus seront abattus dans les rues (…), en ce grand jour de délivrance, vous saurez ce que je veux.»

Le Finlandais dit «préférer se battre et mourir que de vivre une vie longue et malheureuse». Et assume la pleine responsabilité de son geste: «N'accusez pas quelqu'un d'autre pour mes actions. Ne blamez pas mes parents ou mes amis. Je n'ai rien dit à personne de mes projets que j'ai toujours gardés en tête. Ne blamez pas les films que j'ai vus, la musique que j'écoute, les jeux auxquels je joue ou les livres que je lis.» «Cette guerre est la mienne: celle d'un seul homme contre l'humanité, les gouvernements, les masses des faibles d'esprit à travers le monde!», résume-t-il. Avant de conclure: «Pas de pitié pour la lie de la Terre! L'humanité est surévaluée! Il est temps de revenir à la sélection naturelle et à la survie des plus adaptables!»