Nicolas Sarkozy s'offre le Congrès

ETATS-UNIS Dans le saint des saints de la démocratie américaine, le Président a déclaré son admiration à l'Amérique…

A.S

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French President Nicolas Sarkozy (C) is applauded by U.S. Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA)(L) and Senator Robert Byrd (D-WV) before speaking to a joint meeting of the U.S. Congress on Capitol Hill in Washington November 7, 2007. REUTERS/Jim Young (UNITED STATES)
French President Nicolas Sarkozy (C) is applauded by U.S. Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA)(L) and Senator Robert Byrd (D-WV) before speaking to a joint meeting of the U.S. Congress on Capitol Hill in Washington November 7, 2007. REUTERS/Jim Young (UNITED STATES) — REUTERS/Jim Young

«La France est l'amie de l'Amérique». Nicolas Sarkozy a eu l'occasion de faire sa déclaration devant une Chambre des représentants comble à Washington. Accueilli par une longue «standing ovation», le président de la République a rappelé qu' «avec ses amis, on peut avoir des divergences, on peut avoir des désaccords, on peut avoir des disputes. Mais dans la difficulté, dans l'épreuve, on est avec ses amis, on est à leurs côtés, on les soutient, on les aide».

Visiblement ému de s'exprimer devant la prestigieuse assemblée, le chef de l'Etat a cherché, visiblement avec succès, à enterrer la pomme de discorde entre Paris et Washington née dans le sillage de la guerre en Irak. Et a insisté sur l'engagement français sur d'autres terrains d'opérations : «je vous le dis aujourd'hui solennellement, la France restera engagée en Afghanistan aussi longtemps qu'il le faudra. L'Amérique peut compter sur la France dans le combat contre le terrorisme».

Iran, Otan…

Il a également répété que la perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire était pour la France «inacceptable». Le peuple iranien «mérite mieux que les sanctions et l'isolement croissants auxquels le condamnent ses dirigeants. Il faut convaincre l'Iran de faire le choix de la coopération, du dialogue et de l'ouverture».

Autre signe du réchauffement entre les deux pays, le Président français a répété l'attachement de la France à l'Otan. «Je le dis à la tribune de ce Congrès, plus l'Europe de la défense sera aboutie, plus la France sera résolue à reprendre toute sa place dans l'Otan».

Quelques remontrances quand même

Mais Nicolas Sarkozy en a également profité pour faire passer quelques messages moins agréables aux oreilles des dirigeants américains. Il leur a ainsi demandé de «prendre la tête» du combat contre le réchauffement climatique. «Je sais que le peuple américain, à travers ses villes et ses Etats, est chaque jour plus conscient des enjeux et déterminé à agir», a-t-il plaidé.

Avant de dénoncer la faiblesse du dollar et du yuan : «si nous n'y prenons garde, le désordre monétaire risque de se muer en guerre économique dont nous serions tous les victimes».

Et de conclure, devant des parlementaires conquis : «vive les Etats-Unis d'Amérique, vive la France et vive l'amitié franco-américaine».