Iran: Des femmes ripostent sur les réseaux sociaux contre une fatwa leur interdisant le vélo

WEB Des images de femmes à vélo ont été compilées et diffusées par la fondatrice de l’association féministe militante, My Stealthy Freedom…

20 Minutes avec agence

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Visées par une fatwa du 10 septembre 2016 leur interdisant de faire du vélo, des Iraniennes n'ont pas tardé à riposter sur les réseaux sociaux.
Visées par une fatwa du 10 septembre 2016 leur interdisant de faire du vélo, des Iraniennes n'ont pas tardé à riposter sur les réseaux sociaux. — Capture d'écran / Instagram

Des images pour résister. Le 10 septembre, le leader religieux Ali Khamenei a émis une fatwa interdisant aux Iraniennes de rouler à vélo. Motif ? Cela « attire l’attention des hommes et expose la société à la corruption, et surtout cela contrevient à la chasteté des femmes », aurait-il déclaré à un média local, selon l’agence de presse Iran News Udpate, dirigée par l’opposition iranienne en exil.

Une mesure à laquelle n’ont pas tardé à réagir les habitantes du pays. Depuis, l’association féministe militante My Stealthy Freedom, dont la fondatrice, Masih Alinejad, vit en Europe, collecte sur son compte Instagram des photos d’Iraniennes à vélo.

« C’est notre droit absolu, nous ne l’abandonnerons pas »

« Suis-je une criminelle parce que j’aime la vie et le vélo ? », commente une adepte de la bicyclette. « Je suis une sportive. Et, j’ai toujours essayé de travailler en Iran, dans le plus de liberté possible », peut-on aussi lire.

L’association a également relayé la vidéo de deux Iraniennes à vélo en Islande. Après avoir entendu parler de la fatwa, elles ont loué deux bicyclettes et se sont filmées. « Le vélo fait partie de nos vies » racontent-elles, leur visage partiellement caché par un foulard. « C’est notre droit absolu, nous ne l’abandonnerons pas. »

Le droit des femmes iraniennes est en recul selon le dernier rapport d’Amnesty International. Et d’après Iran Focus, 7.000 agents de « police morale », dont l’un des objectifs est de vérifier la tenue des femmes, ont été introduits dans la rue depuis avril dernier.