A Bratislava, les 27 mettent le paquet pour redonner foi en l'UE

EUROPE Les 27 ont accouché d'une «feuille de route», avec des priorités dominées par la protection des frontières extérieures, la lutte contre le terrorisme et la relance de la défense européenne...

20 Minutes avec AFP

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François Hollande et Angela Merkel à Bratislava pour le sommet des 27, le 16 novembre
François Hollande et Angela Merkel à Bratislava pour le sommet des 27, le 16 novembre — Ronald Zak/AP/SIPA

Le compte à rebours a commencé. Les dirigeants européens, réunis vendredi à Bratislava sans le Royaume-Uni, se sont donnés six mois pour lancer un nouveau souffle à l'UE, sous l'impulsion d'un couple franco-allemand soucieux d'afficher son unité, pour surmonter le Brexit.

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Au terme d'une journée dans un château surplombant la capitale slovaque, avec un intermède pour une croisière sur le Danube, les 27 ont accouché d'une «feuille de route», avec des priorités dominées par la protection des frontières extérieures, la lutte contre le terrorisme et la relance de la défense européenne.

«Bratislava est le début d'un processus»

«Nous nous sommes engagés à Bratislava à offrir à nos citoyens, dans les mois qui viennent, la vision d'une UE attrayante, dans laquelle ils puissent avoir confiance et qu'ils pourront soutenir», est-il écrit dans la «déclaration de Bratislava», qui a ponctué ce sommet organisé hors de Bruxelles.

«Bratislava est le début d'un processus», précise la déclaration, qui se poursuivra notamment par un prochain sommet informel début 2017 à Malte, pour aboutir en Italie en 2017, à l'occasion des célébrations à Rome du 60e anniversaire des traités fondateurs de la construction européenne.

La France et l'Allemagne «vont très intensément s'engager dans les prochains mois pour faire de tout ça un succès», a promis la chancelière allemande Angela Merkel, aux côtés du président français François Hollande, pour une rare et très symbolique conférence de presse conjointe pour conclure le sommet.

Deux dirigeants confrontés à des élections en 2017

Les deux dirigeants, confrontés à des élections nationales en 2017, avaient débuté la journée par des avertissements empreints de gravité, François Hollande mettant en garde contre une «dislocation» de l'UE tandis que la chancelière diagnostiquait «une situation critique».

Il faut «corriger les erreurs passées et avancer avec de nouvelles solutions», a plaidé le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, insistant sur la priorité absolue d'une maîtrise «totale» des frontières de l'Union pour revenir à un fonctionnement normal de l'espace Schengen de libre-circulation.