Italie: Elle met fin à ses jours après la diffusion de sa sextape sur internet

WEB Les images ont été vues par près d’un million d’internautes, alimentant railleries et humiliations à l’égard de Tiziana Cantone, 31 ans…

20 Minutes avec agences

— 

Touches, Clavier,  Ordinateur, informatique Illustration. FRANCE-20/11/2015./BALEYDIER_1953.12/Credit:Baleydier/SIPA/1511202006
Touches, Clavier, Ordinateur, informatique Illustration. FRANCE-20/11/2015./BALEYDIER_1953.12/Credit:Baleydier/SIPA/1511202006 — SIPA

Tiziana Cantone, une Italienne de 31 ans, a été retrouvée pendue mardi au domicile de sa tante, à Mugnano, près de Naples. La jeune femme luttait depuis des mois pour que soit retirée d’internet toute trace d’une vidéo de ses ébats sexuels. Un geste désespéré qui relance en Italie le débat autour du droit à l’oubli sur le web. Cette affaire fait l’objet d’une enquête pour « incitation au suicide », ouverte par le parquet de Naples.

Il y a un an, l’Italienne avait envoyé une vidéo de ses ébats sexuels avec un amant à des connaissances, dont son ancien petit ami, pour le rendre jaloux. Mais les images et le nom de la jeune femme s’étaient rapidement retrouvés sur le Web. La vidéo a été vue près d’un million de fois, alimentant railleries et humiliations à son égard.

La victime avait quitté son travail, déménagé et tenté de changer de nom

La phrase « Tu filmes ? Bravo », qu’elle avait dite à son amant sur la vidéo, a été tournée en dérision par de nombreux internautes, au point qu’elle a été reproduite sur des coques de smartphones, des T-shirts et autres gadgets.

Tiziana Cantone avait quitté son travail, déménagé et tenté de changer de nom, mais son cauchemar n’avait pas cessé. Au terme d’une longue bataille judiciaire, elle avait obtenu que la vidéo soit retirée de plusieurs moteurs de recherche, dont Facebook. Mais elle avait, de son côté, été condamnée à s’acquitter de 20.000 euros de frais de justice.

>> A lire aussi : Une collégienne se suicide après avoir été harcelée sur Internet

Un ultime « affront » qui aurait poussé la jeune femme à mettre fin à ses jours, selon plusieurs médias italiens qui reviennent sur son calvaire. « Mais pourquoi ces images sont-elles encore là ? », s’interrogeait ce jeudi le quotidien napolitain Il Mattino. « Pourquoi peut-on encore rire et plaisanter sur cette jeune fille qui a mis fin à ses jours à cause des humiliations qu’elle a subies ? »