Les responsables de l'Arche de Zoé «ont menti à tout leur staff»

TCHAD Premières impressions du journaliste Marc Garmirian...

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L'avion du président Nicolas Sarkozy ramenant du Tchad les trois journalistes français inculpés dans l'affaire de l''Arche de Zoé est arrivé dimanche soir, peu avant 23H30, sur l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines).
L'avion du président Nicolas Sarkozy ramenant du Tchad les trois journalistes français inculpés dans l'affaire de l''Arche de Zoé est arrivé dimanche soir, peu avant 23H30, sur l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines). — Issouf Sanogo AFP

Marc Garmirian, le reporter de Capa qui vient de regagner la France avec deux autres journalistes et quatre hôtesses espagnoles, affirme que les responsables de l'Arche de Zoé au Tchad ont «menti à tout leur staff» quant à l'objectif final de leur opération. «Ils avaient plus de 100 personnes travaillant pour eux. Jamais ils n'ont affiché l'objectif final de leur opération, ni à leur personnel, ni aux gens qui leur ont confié les enfants, ni aux enfants eux-mêmes», a-t-il expliqué lundi à l'AFP.

Le reporter de Capa, détenu pendant onze jours, souligne également avoir été «frappé» par «la conviction, la détermination et l'état d'esprit» des membres de l'Arche de Zoé qui restent détenus à N'Djamena.

«Ils sont convaincus de faire le bien»

«Je n'arrive pas à trouver le terme pour les qualifier. Eric Breteau (le président de l'association, ndlr) est un type qui est très fort dans sa tête. Ce qui m'a frappé, c'est leur état d'esprit, leur conviction, ils sont convaincus de faire le bien et d'avoir une mission à effectuer.»

Pour Eric Breteau, explique-t-il, «le point de départ, c'est la convention de Genève de 1951 qui justifie le sauvetage d'enfants menacés. Pour lui, ça justifie tout, ça justifie qu'on les sorte sans procédure administrative du Tchad».