Hollande à Bucarest pour préparer le sommet post-Brexit de Bratislava

DIPLOMATIE Arrivé lundi soir en Roumanie, le chef de l’Etat français sera accueilli officiellement à 09h...

20 Minutes avec AFP

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François Hollande lors d'un mini-sommet européen à Athènes le 9 septembre
François Hollande lors d'un mini-sommet européen à Athènes le 9 septembre — ARIS MESSINIS / AFP

François Hollande entame mardi matin à Bucarest une « visite d’Etat » d’une journée, nouvelle étape sur le chemin du sommet des 27 qui se tiendra vendredi à Bratislava pour tenter de relancer le projet européen ébranlé par la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Arrivé lundi soir en Roumanie, le chef de l’Etat français sera accueilli officiellement à 09h (6h GMT) par son homologue roumain Klaus Johannis. Tous deux tiendront une conférence de presse en fin de matinée avant d’intervenir à la mi-journée devant les milieux économiques.

Une rencontre prévue avec Merkel

Selon Paris, cette visite vise à « montrer que la France est à l’initiative avec tous les pays de l’UE, à Athènes vendredi avec les pays du Sud et là encore avec un pays d’Europe orientale doté d’une forte volonté d’implication européenne ». A la veille du sommet de Bratislava, François Hollande rencontrera également la chancelière allemande Angela Merkel à l’Elysée.

La relation entre la France et la Roumanie, insiste-t-on, illustre « l’Europe que nous voulons pour demain : une Europe de l’investissement, une Europe de la croissance tournée vers des technologies d’avenir, une Europe de la sécurité ».

Un déplacement élevé au rang de « visite d’État »

À cette dimension européenne s’ajoute une dimension bilatérale, avec un déplacement élevé au rang de « visite d’État », le plus haut degré d’égards protocolaires. La dernière en date remontait à 1991 et à François Mitterrand. Depuis, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy n’avaient effectué que des visites officielles ou de travail.

Pour symboliser les enjeux scientifiques et industriels de la relation franco-roumaine, François Hollande visitera mardi matin, dans la banlieue de Bucarest, les installations du laser Eli, au coeur d’un programme de recherche européen destiné à développer les lasers les plus puissants au monde.