Arche de Zoé : les journalistes français libérés

Faustine Vincent - ©2007 20 minutes

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La justice tchadienne a annoncé hier la libération des trois journalistes français et des quatre hôtesses de l'air espagnoles, inculpés lundi dernier dans l'affaire de l'Arche de Zoé, l'ONG soupçonnée d'avoir voulu transférer illégalement 103 enfants vers la France. Nicolas Sarkozy s'est déplacé en personne pour les ramener à bon port. Après un aller-retour éclair à N'Djamena, la capitale tchadienne, il est reparti avec eux direction Paris, après un saut de puce à Madrid pour déposer les hôtesses espagnoles. Les journalistes devaient atterrir à Paris hier soir vers minuit. Une libération médiatique accueillie avec soulagement par la France, avec amertume par la justice tchadienne.

Cette dernière, qui a inculpé les 17 Européens impliqués dans cette affaire pour « enlèvement d'enfants », « escroquerie » ou « complicité », a ainsi dénoncé hier des « pressions politiques » venant « du sommet de l'Etat » tchadien. Après un entretien téléphonique mercredi avec Nicolas Sarkozy, le président tchadien Idriss Deby avait dit « souhaiter » la libération de ces sept inculpés. C'est désormais chose faite.

Les poursuites entamées au Tchad contre les journalistes et les hôtesses ne sont pas annulées pour autant. Mais Nicolas Sarkozy, qui s'est entretenu avec son homologue tchadien hier, a « souhaité » que les neuf Français (les trois journalistes et les six membres de l'ONG Arche de Zoé, toujours retenus au Tchad) soient jugés en France. Tout en prenant soin de ne pas froisser l'ancienne colonie française, en réaffirmant que « la France a confiance en l'Etat tchadien et en la justice tchadienne ». Ce sont désormais aux deux justices - française et tchadienne, liées par un accord de coopération - de se mettre d'accord.

Le président français a par ailleurs répété que « cette équipée assez lamentable » n'avait « rien à voir » avec le déploiement de la force européenne (3 000 hommes dont 1 500 Français) à la frontière entre le Tchad et le Soudan pour protéger les réfugiés du Darfour.

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