Polémique, «coup de chaud»... Vers un malaise dans la campagne d'Hillary Clinton?

ETATS-UNIS Au centre d'une controverse pour ses propos tenus vendredi au sujet des électeurs de Trump, la candidate démocrate a été victime d'un malaise dimanche...

20 Minutes avec AFP

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Hillary Clinton aux commémorations du 11-Septembre à Ground Zero, le 11 septembre 2016.
Hillary Clinton aux commémorations du 11-Septembre à Ground Zero, le 11 septembre 2016. — Brendan Smialowski / AFP

Hillary Clinton se serait sans doute bien passée d’un tel week-end. Déjà au centre d’une polémique pour des propos tenus sur les électeurs de son rival Donald Trump, la candidate démocrate à la Maison Blanche comptait sur sa participation aux commémorations du 11-Septembre, ce dimanche, pour asseoir sa stature présidentielle.

Mais après avoir passé une heure et demie à Ground Zero, celle qui brigue la succession de Barack Obama a été prise d’un malaise et à dû quitter prématurément la cérémonie. « Un coup de chaud », a affirmé son équipe de campagne qui a précisé qu’Hillary Clinton allait mieux, après s’être reposée dans l’appartement new-yorkais de sa fille Chelsea. Elle en est d’ailleurs ressortie en fin de matinée, tout sourire et saluant la foule, devant les médias.

Une image qui peinera à faire oublier la vidéo amateur d’une vingtaine de secondes qui circule sur Internet et qui a déjà été partagée au moins 17.000 fois en quelques heures. On y voit Hillary Clinton en train de perdre l’équilibre avant de monter dans le véhicule qui doit l’évacuer. Elle semble même s’effondrer, rattrapée de justesse par ses collaborateurs.

De l'eau au moulin de Trump

Donald Trump devrait profiter de l’incident qui apporte de l’eau à son moulin. Il répète depuis des mois qu’Hillary Clinton souffre de problèmes médicaux tenus secrets et qu’elle est donc inapte à prendre les rênes des Etats-Unis.

Le candidat républicain profite par ailleurs de la controverse de ces derniers jours au sujet des propos d’Hillary Clinton sur les supporters de Donald Trump. Lors d’une soirée de levée de fonds vendredi, à New York, elle avait déclaré que, «pour généraliser grossièrement, vous pouvez placer la moitié des partisans de [Donald] Trump dans le panier des pitoyables. (…) Les racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes. A vous de choisir».

Devant l’ampleur de la polémique suscitée, la candidate démocrate a présenté ses excuses en déclarant que «généraliser grossièrement n’est jamais une bonne idée». Pour un grand nombre d’observateurs, ces paroles pourraient porter préjudice à sa campagne.

Comme Mitt Romney en 2012?

De nombreux commentateurs politiques ont ainsi immédiatement fait le rapprochement entre l’erreur commise par Hillary Clinton et celle de l’ancien candidat républicain à la présidentielle de 2012, Mitt Romney. Celui-ci avait affirmé que 47 % des Américains étaient des assistés, ce qui les pousserait à voter pour Obama. Une phrase qui avait largement déstabilisé sa campagne.

Un sondage Washington Post - ABC News publié dimanche donne toujours l’ancienne secrétaire d’Etat en tête des présidentielles, avec 46 % des intentions de vote contre 41 % pour Donald Trump. Mais il a été réalisé avant la controverse et avant son malaise. Hillary Clinton doit-elle se préparer à une nouvelle chute ?