Pour Hollande, depuis le 11-Septembre, chaque attentat est «une réplique de la terreur»

DIPLOMATIE « Les réponses apportées à ces attaques, loin d’éradiquer la menace, l’ont élargie à un plus vaste espace », écrit le président…

20 Minutes avec AFP

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Le président François Hollande le 8 septembre 2016 salle Wagram à Paris.
Le président François Hollande le 8 septembre 2016 salle Wagram à Paris. — Christophe Ena/AP/SIPA

La parole du président français s’est jointe aux commémorations ce dimanche. François Hollande a rendu hommage aux « vies ensevelies » et aux « destins brisés » du 11-Septembre, à l’occasion du quinzième anniversaire des attaques terroristes sur le sol américain, dans un message publié ce dimanche sur Facebook.

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« Il est des dates et des actes dans l’histoire qui marquent un changement de monde autant qu’un changement de siècle », écrit le chef de l’Etat sur sa page du réseau social. « Le 11 septembre 2001, ce jour funeste où près de 3.000 personnes ont été tuées à New York, Washington et Shanksville, dans des attaques destinées par leur ampleur et par leurs cibles à jeter l’effroi sur l’Amérique. »

« Oui, ce jour-là, nous étions tous Américains », affirme François Hollande. « Mais avions-nous suffisamment mesuré et compris que nous étions tous concernés et que nous étions désormais confrontés à un terrorisme d’une autre nature que ce que jusque-là le monde avait connu ? », ajoute-t-il, avant de critiquer l’intervention américaine en Irak en 2003.

« La France victime des conséquences du chaos engendré »

« Les réponses que l’administration américaine a apportées à ces attaques planifiées de l’intérieur et exécutées de façon méthodique, loin d’éradiquer la menace, l’ont élargie à un plus vaste espace. Et notamment en Irak. », poursuit François Hollande, qui avait prononcé jeudi un discours aux accents d’entrée en campagne électorale, dans lequel il s’est posé en défenseur de l’État de droit face au terrorisme et critique de certaines solutions. « Et, si la France, avec (le président) Jacques Chirac, a refusé légitimement de se joindre à l’intervention (en Irak), et l’a même condamnée, elle n’en a pas moins été victime des conséquences du chaos qu’elle a engendré », observe-t-il.

« Le 11-Septembre, avec ses vies ensevelies, ses destins brisés et ses familles endeuillées, revient chaque fois qu’un attentat sanglant se produit dans le monde. Comme une répétition du malheur. Comme une reproduction de l’horreur. Comme une réplique de la terreur », souligne le président, pour qui « c’est toujours la démocratie, la liberté, la tolérance et la culture qui sont visées ». « Je l’ai affirmé cette semaine. Face au terrorisme, la démocratie triomphera car la liberté est une force que rien n’arrête, dès lors que les peuples ne cèdent jamais à la peur, qu’ils sont unis et solidaires », conclut-il.