Rice : un accord de paix possible avant la fin du mandat de Bush

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La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice s'est rendue lundi à Ramallah, en Cisjordanie, où elle a entamé des entretiens avec des responsables palestiniens, au lendemain d'une visite en Israël.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice s'est rendue lundi à Ramallah, en Cisjordanie, où elle a entamé des entretiens avec des responsables palestiniens, au lendemain d'une visite en Israël. — Matty Stern AFP/US embassy

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a estimé lundi que la conférence d'Annapolis (Etats-Unis) pouvait être un «tremplin» pour la conclusion d'un accord de paix avant la fin du mandat du président George W. Bush.

Réunion internationale en novembre

Condoleezza Rice, qui effectue sa huitième visite dans la région depuis le début de l'année, rencontrait lundi les dirigeants palestiniens à Ramallah après avoir rassuré les Israéliens pour leur sécurité en cas de création d'un Etat palestinien.

Condolezza Rice a rencontré à Ramallah Ahmad Qoreï, chef de l'équipe des négociateurs palestiniens, et devait ensuite s'entretenir séparément avec le Premier ministre Salam Fayyad et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

"Nous avons parlé de la nécessité de la mise en oeuvre (par Israël) sur le terrain de mesures démontrant aux gens le sérieux des négociations, comme la levée de barrages, la libération de prisonniers et l'arrêt de la colonisation", a déclaré M. Qoreï à la presse après l'entretien.

Ces réunions visent à préparer la réunion internationale sur leur conflit que les Etats-Unis doivent accueillir, en principe fin novembre. Pour l'instant, aucun accord n'a abouti.

"Les négociations sont difficiles et complexes mais nous avons de la volonté et de l'espoir", avait déclaré Mahmoud Abbas dimanche.

Israël prêt à des compromis

Lundi, devant le patronat israélien à Tel Aviv, M. Olmert s'est dit prêt "à faire des compromis car la sécurité est basée sur la paix et la paix nécessite des compromis douloureux".

Si le Premier ministre a dit croire à un accord avec les Palestiniens avant la fin du mandat du président américain George W. Bush en janvier 2009, sa ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a souligné que les impératifs de sécurité d'Israël passaient avant la création d'un Etat palestinien. "Ce qui signifie: sécurité pour Israël d'abord et ensuite création d'un Etat palestinien", a dit Mme Livni.

L'Autorité palestinienne a rejeté les déclarations de Mme Livni et exhorté les Etats-Unis à exercer des pressions sur Israël pour que les négociations aboutissent.

Quelle priorité?

"Devant la poursuite de la colonisation, l'escalade et les tergiversations israéliennes, des pressions américaines sur Israël sont nécessaires pour qu'un document sur les questions de fond puisse être conclu", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina.

Il a affirmé que les déclarations de Mme Livni "entravent la conclusion d'un accord". "C'est la création d'un Etat palestinien qui apportera la sécurité et la stabilité dans toute la région".