Mastercard: Vers un remboursement de 16,5 milliards d'euros aux consommateurs britanniques?

JUSTICE L'un des grands patrons du numéro deux mondial de la carte bancaire est accusé d'avoir fait payer des charges indues à des millions de clients au Royaume-Uni...

20 Minutes avec agence

— 

Le logo de la marque Mastercard à la Bourse de New York, ce jeudi 8 septembre.
Le logo de la marque Mastercard à la Bourse de New York, ce jeudi 8 septembre. — Richard Drew/AP/SIPA

MasterCard devrait peut-être bientôt rembourser 14 milliards de livres pour avoir, d’après une plainte déposée à Londres auprès de la Cour d’appel en matière de concurrence, fait payer des charges indues à des millions de clients au Royaume-Uni.

MasterCard aurait imposé des frais d’interchange indus aux commerçants

Selon le cabinet Quinn Emanuel, qui a déposé, ce jeudi, cette plainte en nom collectif portée par Walter Merricks [ancien médiateur de la finance britannique] et évoquant l’équivalent de 16,5 milliards d’euros, MasterCard aurait imposé, de 1992 à 2007, des frais d’interchange indus aux commerçants. Ces frais correspondent à une forme de commission pour la transaction, qui sont répercutés in fine sur les prix pratiqués par les magasins.

Comme ces frais étaient trop élevés, ce sont finalement pas « moins de 46 millions de consommateurs qui ont payé des produits plus cher qu’ils ne l’auraient dû », assure Quinn Emanuel.

>> A lire aussi : L'UE accuse MasterCard de «gonfler artificiellement» les coûts de paiement par carte bancaire

Un procès pourrait se tenir courant 2018

Le président de MasterCard pour le Royaume-Uni et l’Irlande, Mark Barnett, a répondu ce jeudi au Wall Street Journal que son entreprise allait « se défendre avec énergie contre cette plainte » et que « les clients » n’avaient « été lésés en aucune façon ». Mark Barnett a ajouté que les consommateurs tiraient en général « des avantages énormes des cartes de paiement » qui leur « facilite la vie ».

Selon le cabinet Emanuel, les premiers clients pourraient être entendus avant la fin de l’année par la Cour d’appel en matière de concurrence qui statuera sur la recevabilité de la plainte. Si l’affaire est avérée et si aucun arrangement à l’amiable n’est trouvé avec le numéro deux mondial de la carte bancaire, un procès pourrait se tenir courant 2018.