Donald Trump vante encore les qualités de « leader » de Vladimir Poutine

ETATS-UNIS Hillary Clinton, elle, a dû se défendre sur ses emails dans un événement organisé par la chaîne NBC...

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump lors d'un événement en public organisé par la chaîne NBC, le 7 septembre 2016.
Donald Trump lors d'un événement en public organisé par la chaîne NBC, le 7 septembre 2016. — E.Vucci/AP/SIPA

Hillary Clinton et Donald Trump ont pour la première fois partagé le même plateau télé, mercredi soir. Mais les deux candidats à la Maison Blanche ont passé un oral sur la chaîne NBC l’un après l’autre, sans confrontation directe. Pour cela, il faudra attendre le premier débat télévisé, le 26 septembre.

Poutine est « un leader, beaucoup plus » qu’Obama

Donald Trump, qui a assuré être « totalement préparé » à l’exercice du pouvoir grâce son expérience du monde des affaires, a longuement insisté sur sa volonté de transformer les relations avec la Russie, au plus bas depuis la fin de la Guerre froide.

« Je pense que j’aurais une très bonne relation avec Poutine (…) Il a été un leader, beaucoup plus que notre président ne l’a été », a lancé le candidat à la Maison Blanche, allant plus loin que par le passé dans sa défense de l’homme fort du Kremlin.

Le président russe n’est-il pas aussi celui qui a envahi la Crimée et soutenu Bachar al-Assad en Syrie, a interrogé le journaliste de NBC Matt Lauer ? « Vous voulez que je commence à énumérer les choses que fait le président Obama dans le même temps ? », a répondu l’homme d’affaires de New York. La Russie n’est-elle pas soupçonnée d’être derrière le piratage informatique ayant visé le parti démocrate en juillet ? « Personne ne le sait avec certitude », a-t-il encore rétorqué. « Voulez-vous être complimenté par un ancien du KGB ? » Réponse : « Quand il dit que je suis brillant, j’accepte le compliment ».

Clinton en difficulté sur ses emails

Dans un registre très différent, Hillary Clinton a, elle, mis en avant son expérience à la tête de la diplomatie américaine, rappelant en particulier qu’elle avait participé à la décision de lancer un assaut contre Oussama Ben Laden au Pakistan. Martelant sa volonté de vaincre Daesh, elle a réaffirmé qu’elle excluait d’envoyer des troupes au sol en Irak et en Syrie. « Nous devons favoriser plus de coopération avec l’Europe et le Proche-Orient » en termes de renseignement, a-t-elle lancé.

Mais l’avalanche de questions sur l’utilisation d’un serveur privé lorsqu’elle était à la tête du département d’Etat a une nouvelle fois placé l’ancienne Première dame en difficulté. Répétant qu’elle avait fait « une erreur », elle a rappelé que le FBI avait, à l’issue de son enquête, jugé qu’il n’y avait pas lieu d’engager de poursuites judiciaires. Et elle a répété qu’il n’y avait « pas de preuve » que son serveur avait été piraté. Round 2 le 26 septembre.