Mali: Le ministre de la Défense limogé après la prise d'une ville par des djihadistes

MALI Une ville du centre du pays avait échappé au contrôle de l'armée vendredi...

M.C. avec AFP

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Des soldats maliens à Gao, le 12 juillet 2016.
Des soldats maliens à Gao, le 12 juillet 2016. — SOULEYMANE AG ANARA / AFP

Le ministre malien de la Défense Tiéman Hubert Coulibaly a été limogé samedi, après la prise la veille d’une ville du centre du pays par des djihadistes, a-t-on appris de sources officielles. « Le décret de nomination des membres du gouvernement est abrogé en ce qui concerne M. Tieman Hubert Coulibaly », précise le communiqué officiel.

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« C’est bien un limogeage après les dernières vagues d’insécurité au centre du Mali », a déclaré un responsable du ministère malien de la Défense, faisant référence à la prise vendredi de la ville de Boni, et à une attaque en juillet contre une base militaire à Nampala, qui avait fait 17 morts parmi les soldats. Abdoulaye Idrissa Maïga, jusque-là ministre de l’Administration territoriale, a été désigné pour remplacer le ministre de la Défense, selon le même communiqué.

L’armée malienne a repris le contrôle de la ville

Samedi, l’armée malienne a repris le contrôle de Boni (centre), une localité de plusieurs milliers d’habitants dans la région de Mopti, occupée la veille par des djihadistes. « Les djihadistes ont quitté Boni dans la nuit de vendredi à samedi, et aujourd’hui vers 8 heures, l’armée malienne est revenue prendre le contrôle de la ville », selon une source sécuritaire malienne.

Une source sécuritaire proche de la mission de l’Onu au Mali a confirmé cette information. « Deux hélicoptères de la mission de l’ONU ont survolé ce samedi la ville de Boni, en soutien à l’armée malienne qui contrôle actuellement la localité », a-t-elle indiqué.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés après le lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit. Des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes.