Affaire des emails: Clinton ne savait pas que «C» signifiait «classified»

ETATS-UNIS Le FBI publie des notes embarrassantes sur les emails de l'ancienne secrétaire d'Etat...

P.B.
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Hillary Clinton sur son Blackberry, une célèbre photo qui a inspiré le mème «TextsFromHillary».
Hillary Clinton sur son Blackberry, une célèbre photo qui a inspiré le mème «TextsFromHillary». — K.LAMARQUE/AP/SIPA

C’est le feuilleton qui refuse de mourir. Vendredi, le FBI en a remis une couche sur les emails Hillary Clinton, publiant des notes de son enquête contre l’ancienne secrétaire d’Etat. Et s’il n’y a pas de nouvelle révélation spectaculaire (le département de la Justice a déjà renoncé à des poursuites judiciaires), ces nouveaux détails fournissent des cartouches à Donald Trump, qui aussitôt attaqué l’incompétence » de son adversaire.

« Nous sommes satisfaits que le FBI ait publié ces documents, comme nous l’avions demandé », a réagi l’équipe de campagne de la candidate démocrate. De fait, tout le monde, y compris les médias et les républicains, avait demandé l’accès à ces notes d’enquête dans le cadre de la Loi pour la liberté d’information.

Clinton ne savait pas que « C » était pour « classified »

C’est peut-être la révélation la plus gênante. Hillary Clinton n’a pas eu de formation pour gérer les informations confidentielles. Elle a expliqué aux enquêteurs qu’elle « faisait confiance » « au professionnalisme » de ses interlocuteurs afin que ceux-ci fassent attention à ne pas lui envoyer d’information sensible par email sur son serveur privé.

Alors qu’un document était marqué de la lettre « C », Clinton croyait qu’il s’agissait du numéro de paragraphe. Elle n’a pas réalisé, affirme-t-elle, que cette abréviation signifiait « classified ».

Débat Trump-Clinton le 26 septembre

Malgré cette « négligence extrême », le directeur du FBI, James Comey, a déterminé qu’Hillary Clinton avait enfreint la loi sans en avoir conscience. C’est pour cette raison qu’il n’a pas recommandé de poursuites judiciaires.

« Hillary Clinton brigue une fonction dont chaque jour débute par un briefing top secret, et les notes de son entretien avec le FBI confirment ses terribles erreurs de jugement et sa malhonnêteté », a rétorqué via communiqué Donald Trump. Qui devrait s’en donner à cœur joie lors du premier débat présidentiel, le 26 septembre.