Daesh en passe de perdre son accès à la frontière turque, affirme le Pentagone

CONFLIT Les djihadistes ont perdu ces derniers jours du terrain au profit des forces turques et de leurs alliés syriens...

20 Minutes avec AFP

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La Turquie, soutenue par les forces de la coalition internationale antijihadiste, a lancé avant l'aube l'opération "Bouclier de l'Euphrate", avec des avions de combat et ses forces spéciales pour chasser l'EI de Jarablos
La Turquie, soutenue par les forces de la coalition internationale antijihadiste, a lancé avant l'aube l'opération "Bouclier de l'Euphrate", avec des avions de combat et ses forces spéciales pour chasser l'EI de Jarablos — BULENT KILIC / AFP

L’organisation de l’Etat islamique est en passe de perdre son accès à la frontière turque, sa seule porte de communication avec le monde extérieur depuis la Syrie et l' Irak, s’est félicité jeudi un porte-parole du Pentagone.

Selon le capitaine de vaisseau Jeff Davis, Daesh ne contrôle plus désormais qu’environ 25 kilomètres de frontière avec la Turquie, à l’est de la ville syrienne d’Al Rai.

Daesh coupé du monde extérieur ?

« C’est la dernière zone par laquelle le groupe Etat islamique peut communiquer avec le monde extérieur, où il a accès à une frontière. Et nous allons le fermer, nous sommes très près d’y parvenir », a-t-il dit lors d’un point presse au Pentagone.

Les djihadistes ont perdu ces derniers jours du terrain au profit des forces turques et de leurs alliés syriens, après l’offensive lancée par Ankara en Syrie la semaine dernière.

Les forces turques ont d’abord conquis la ville frontière de Jarablos, avant de progresser vers l’ouest vers Al Rai, a expliqué le porte-parole. La coalition contre l’EI menée par les Etats-Unis soutient ces efforts turcs par des bombardements aériens, a précisé le porte-parole.

Washington se félicite

La Turquie a lancé la semaine dernière dans le nord de la Syrie l’opération militaire « Bouclier de l’Euphrate », visant à la fois les combattants kurdes et les djihadistes de l’EI.

Cette opération sans précédent vise à débarrasser la frontière à la fois du groupe jihadiste et des milices kurdes syriennes YPG (Unités de protection du peuple kurde), qu’Ankara considère comme une organisation « terroriste ».

Si les Etats-Unis se félicitent des progrès contre les djihadistes, ils cherchent en revanche à éviter un embrasement des combats entre les forces turques et les YPG, qu’ils considèrent comme un allié très efficace contre l’EI.

Après les affrontements des premiers jours, la situation est désormais plus calme sur ce front, a affirmé le porte-parole. « Nous n’avons pas vu » de combats entre Turcs et Kurdes syriens ces derniers jours, a déclaré Jeff Davis.