Brésil: Michel Temer rappelle ses ambassadeurs au Venezuela, en Bolivie et en Equateur

BRESIL Les trois pays dénoncent la destitution de Dilma Rousseff...

M.C. avec AFP

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Des manifestants ont écrit «Temer, dehors» sur un drapeau brésilien, à Sao Paulo le 31 août 2016.
Des manifestants ont écrit «Temer, dehors» sur un drapeau brésilien, à Sao Paulo le 31 août 2016. — Miguel SCHINCARIOL / AFP

Premières brouilles diplomatiques, quelques heures après la prise de pouvoir de Michel Temer. Le gouvernement du nouveau président du Brésil a rappelé mercredi pour consultations ses ambassadeurs au Venezuela, en Bolivie et en Equateur après leurs dures critiques contre la destitution de la dirigeante de gauche Dilma Rousseff.

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Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a regretté la condamnation formulée par Caracas, qui a gelé ses relations diplomatiques pour protester contre la destitution, dénonçant « un coup d’Etat parlementaire ». Cette prise de position « révèle une profonde méconnaissance des lois au Brésil et nie totalement les principes et objectifs de l’intégration latino-américains », a rétorqué le ministère brésilien des Affaires étrangères.

Le gouvernement cubain dénonce « un outrage au peuple »

Le ministère a aussi dit regretter « les manifestations d’incompréhension des gouvernements de la Bolivie, de l’Equateur et de Cuba », annonçant le rappel des ambassadeurs à La Paz et Quito. A plusieurs reprises par le passé, le président socialiste du Venezuela, Nicolas Maduro, a établi un lien entre ce processus de destitution et l’exigence de l’opposition vénézuélienne d’organiser un référendum pour le révoquer. Selon lui, ce « coup d’Etat parlementaire » fait partie d’une « charge oligarchique et impériale » contre les gouvernements de gauche dans la région.

Le président socialiste équatorien Rafael Correa a également annoncé qu’il rappelait son chargé d’affaires au Brésil, qualifiant sur Twitter la destitution de « trahison ». En mai, Quito avait déjà rappelé son ambassadeur au Brésil qui n’avait pas réintégré son poste depuis. Enfin, le gouvernement cubain a « rejeté énergiquement le coup d’Etat parlementaire », « un outrage au peuple qui l’a élue ».