VIDEO. Brésil: Le nouveau président Michel Temer promet «une nouvelle ère»

BRESIL La destitution de Dilma Rousseff met fin à 13 ans de gouvernements de gauche...

M.C. avec AFP

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Le nouveau président du Brésil, Michel Temer, le 31 août 2016.
Le nouveau président du Brésil, Michel Temer, le 31 août 2016. — Gilberto Alves/SIPA

Une page s’est tournée au Brésil. Après 13 ans de gouvernements de gauche, Michel Temer, l’ancien vice-président de Dilma Rousseffn destituée mercredi pour maquillage des comptes publics, est devenu le nouveau chef d’Etat du plus grand pays d’Amérique latine.

L’homme fort du PMDB (centre droit), qui a prêté serment au Sénat et dirigera un Brésil dans la tourmente jusqu’aux prochaines élections législatives et présidentielles fin 2018, a promis « une nouvelle ère de deux ans et quatre mois pour remettre le Brésil sur les rails » lors de sa première réunion de cabinet, retransmise en direct à la télévision.

Priorité à la création d’emplois dans un pays qui compte 11,8 millions de chômeurs

« Il faudra en sortir sous les applaudissements des Brésiliens », a ajouté le nouveau président de centre droit, qui devait ensuite partir pour la Chine pour un sommet du G20 où il tentera de redorer le blason terni de la première économie d’Amérique latine. « Cela va être difficile », a-t-il poursuivi rappelant les 11,8 millions de chômeurs dans le pays, un record. Il a annoncé sa priorité : « la création d’emplois ». « Quand les gens sont amers, et cela se voit dans les rues, c’est à cause du chômage », a-t-il souligné en demandant à ses ministres de « créer des groupes pour débureaucratiser les mesures » à prendre.

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Parmi les autres mesures économiques les plus urgentes, il a cité un plafond pour les dépenses publiques et des réformes de la prévoyance sociale et du travail. Il a rappelé à ses ministres que « sa manière de gouverner était la décentralisation et l’action ». Il s’est félicité d’avoir été bien reçu au Sénat juste après le vote destituant Dilma Rousseff : « cela me donne beaucoup d’entrain pour continuer pendant ces deux ans et quatre mois ».

« Le putschiste c’est vous »

Dilma Rousseff, destituée par une large majorité des sénateurs mercredi, a fustigé un « coup d’Etat parlementaire » et annoncé une opposition féroce au nouveau « gouvernement putschiste », qui a mis fin à 13 ans de règne de la gauche au Brésil.

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Sur un ton combatif, Michel Temer a déclaré qu’il « contest(ait) à partir de maintenant cette histoire de putschiste. Vous allez quelque part et (vous entendez) "Putschiste", il faut leur répondre "le putschiste c’est vous", qui êtes contre la Constitution, putschiste c’est celui qui propose une rupture constitutionnelle, nous ne proposons pas de rupture constitutionnelle ».