Chine: Un meurtrier présumé se fait moine bouddhiste pour échapper à la police

CAVALE Son subterfuge a marché pendant plus de 15 ans…

20 Minutes avec AFP

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Illustration de Bouddha
Illustration de Bouddha — LAKRUWAN WANNIARACHCHI / AFP

Il était recherché par les autorités chinoises depuis 16 ans. Le suspect d’un triple meurtre, qui s’était fait moine bouddhiste pour échapper à la police, a été interpellé à la mi-août, a rapporté ce mercredi la presse locale.

Zhang Liwei est soupçonné d’avoir poignardé à mort trois personnes en 2000, a souligné le quotidien pékinois Xinjing Bao (Beijing News).

Vendeur de billets pour un temple local

Après les meurtres, survenus dans le Heilongjiang (nord-est), province frontalière avec la Russie, Zhang Liwei a parcouru vers le sud 2.000 kilomètres pour s’établir dans l’Anhui (est), a modifié son nom et est devenu cuisinier et vendeur de billets pour un temple local, selon le journal.

Puis, en 2002, il est arrivé dans un second temple de la même province, celui de Longxing, s’y est rasé le crâne et s’est fait moine, d’après le quotidien.

Par la suite, Zhang Liwei est devenu membre de la chambre consultative politique locale, un organisme gouvernemental, et a été élu l’an passé par les moines à la tête du temple, après avoir été recommandé par son prédécesseur, selon le Xinjing Bao.

Trahi par ses empreintes digitales

Mais le suspect en cavale a été démasqué suite à une imprudence. En effectuant une demande de passeport, il a dû se soumettre à une prise d’empreintes digitales, qui concordaient avec celles du fugitif recherché.

Les autres moines ont déclaré apprécier les efforts fournis par Zhang Liwei pour améliorer leur vie et les infrastructures du temple, selon le quotidien.

Le temple a versé ces dernières années près d’un million de yuans (130.000 euros) à des oeuvres caritatives, Zhang Liwei lui-même offrant un soutien financier à deux orphelins vivant à la campagne, selon le Xinjing Bao.

Mais la nonne d’un couvent bouddhiste voisin s’est montrée insensible à cette philanthropie. « Bouddha nous apprend la repentance », a-t-elle souligné, citée par le quotidien. « Il aurait dû se rendre, s’il regrettait vraiment ce qu’il a fait. »