L'Inde veut interdire la GPA aux couples étrangers

LEGISLATION Seuls les couples indiens mariés pourraient avoir recours à la GPA...

C. A. avec AFP

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Femme enceinte - Illustration
Femme enceinte - Illustration — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

L’Inde veut réguler un tourisme procréatif en pleine croissance. Ainsi, le gouvernement indien a approuvé un projet de loi restreignant de façon drastique les services de gestation par autrui (GPA), en l’interdisant notamment aux étrangers.

La ministre indienne des Affaires étrangères Sushma Swaraj a déclaré mercredi que seuls les couples indiens mariés pourraient avoir recours à la GPA.

Interdire la pratique commerciale de la GPA

« C’est un projet de loi très large visant à interdire complètement la pratique commerciale de la GPA », a-t-elle dit aux journalistes après une réunion du gouvernement.

« Les couples sans enfants, qui ne peuvent en avoir pour des raisons médicales, peuvent demander de l’aide à un parent proche, dans le cadre de la GPA altruiste », c’est-à-dire sans contrepartie financière pour la mère porteuse, a-t-elle ajouté.

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Si le Parlement vote le texte, les couples étrangers, les célibataires et les couples homosexuels ne pourront plus avoir recours en Inde à la GPA, selon elle.

L’Inde, destination plébiscitée pour la GPA

Le pays a légalisé en 2002 le commerce des mères porteuses rémunérées et des milliers de couples, y compris étrangers, en ont profité pour avoir des enfants.

Avec des prix bas, des médecins très qualifiés et un important vivier de mères porteuses potentielles, l’Inde est devenue une des destinations plébiscitées pour la GPA.

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Rien qu’à New Delhi, on compte des dizaines de cliniques spécialisées dans cette activité. Et selon le gouvernement, 2.000 couples ont chaque année recours à des mères porteuses en Inde.

Une forme d’exploitation de la pauvreté de certaines femmes pour ses détracteurs

Mais l’accès à la GPA est loin de faire l’unanimité en Inde, ses détracteurs affirmant que ce secteur d’activité, mal régulé, n’est autre qu’une forme d’exploitation de la pauvreté de certaines femmes.

Le gouvernement indien avait en octobre fait part de son intention de l’interdire aux étrangers.