Vol MH370: L'Australie va remettre des faux débris à l'eau pour tenter de retrouver l'appareil

RECHERCHES La disparition du Boeing 777 est l’un des plus grands mystères de l’histoire de l’aviation civile...

20 Minutes avec AFP
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Photo prise le 21 mars 2016 près de Mossel Bay, en Afrique du Sud, montrant un débris présumé du vol MH370
Photo prise le 21 mars 2016 près de Mossel Bay, en Afrique du Sud, montrant un débris présumé du vol MH370 — NEELS KRUGER / AFP

L’Australie va abandonner des répliques d’un débri du vol MH370 de la Malaysia Airlines dans l’océan Indien pour modéliser la dérive de cette pièce, ce qui pourrait contribuer à localiser l’avion, ont annoncé mercredi des responsables australiens.

Canberra coordonne les recherches lancées en mer pour retrouver l’épave du Boeing 777 qui s’était volatilisé le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord, peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin.

Cette disparition est l’un des plus grands mystères de l’histoire de l’aviation civile.

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Le premier fragment retrouvé utilisé 

A l’occasion d’un briefing régulier sur ces opérations de recherche, qui se concentrent sur une zone de 120.000 kilomètres carrés, l’équivalent de trois fois la superficie de la Suisse, le gouvernement public a annoncé le lancement prochain d’une étude pour modéliser les courants de l’océan Indien.

Le Centre de coordination des recherches (JACC), basé en Australie, qui met en commun les ressources des pays participant à la recherche de l’avion, a précisé que les chercheurs se serviraient pour ce travail du fragment d’aile d’avion trouvé en juillet 2015 sur l’île de La Réunion. Ce flaperon a été identifié comme appartenant au MH370.

« Le flaperon est particulièrement important parce que c’est la première pièce qui ait été trouvée, donc celle qui a dérivé le moins longtemps », a indiqué le JACC dans un communiqué.

La vitesse et la direction de la dérive à déterminer

Des bouées et des répliques du flaperon équipés de capteurs permettant de suivre par satellite leur progression seront jetées à l’eau dans les prochains mois.

« Ces modèles seront utilisés pour déterminer la vitesse et la direction de la dérive par rapport aux bouées, dans des conditions océaniques, avec l’influence des vents, des courants et des vagues », poursuit le JACC.

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Les chercheurs compareront ces résultats à 30 ans de données disponibles pour tenter de modéliser la trajectoire du flaperon.

Les recherches toujours infructueuses

Le Centre espère en avoir terminé en décembre avec les opérations de recherche, qui n’ont pour l’instant rien donné. Certains affirment que les recherches ne sont pas menées au bon endroit.

Cette zone a été déterminée sur l’hypothèse qu’il n’y avait plus personne aux commandes de l’avion et que celui-ci a plongé une fois à court de carburant.

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Les autorités australiennes, elles, ont affirmé qu’il ne fallait pas attendre de l’étude sur la dérive qu’elle donne le lieu du crash. « Nous pensons cependant que quand elle sera confrontée à nos connaissances actuelles et futures, le lieu où se trouve l’avion pourra être identifié. »