Viols sur les campus américains: L'université de Stanford interdit les alcools forts

SOCIETE Cette série de mesures s’inscrit dans la lignée de «l’affaire Brock Turner», jeune homme qui, en janvier 2015 et en état d'ébriété, avait violé une étudiante de 23 ans sur le campus...

20 Minutes avec agence
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Des étudiants manifestent à  l'université de Stanford (Californie), le 12 juin 2016. Ils dénoncent les viols dans les universités américaines et la position des autorités judiciaires locales qui semblent fermer les yeux.
Des étudiants manifestent à l'université de Stanford (Californie), le 12 juin 2016. Ils dénoncent les viols dans les universités américaines et la position des autorités judiciaires locales qui semblent fermer les yeux. — D. ROSS CAMERON/AP/SIPA

Interdiction des grandes bouteilles d’alcool fort dans les résidences des étudiants et de tout alcool fort et des shots dans les soirées se déroulant sur le campus… Greg Boardman, le vice-recteur délégué aux affaires étudiantes de Stanford (Californie) a annoncé ce 22 août la nouvelle politique de l’université en matière de consommation d’alcool.

Cette série de mesures s’inscrit dans la lignée de « l’affaire Brock Turner », rappelle The Guardian dans son édition du 23 août. En janvier 2015, le jeune homme en état d’ébriété avait violé une étudiante de 23 ans sur le campus de Stanford, avant d’être interrompu par deux passants.

« La culture de la fête et de l’alcool »

Durant son procès, Brock Turner, qui risquait jusqu’à 14 ans de prison, a invoqué « la culture de la fête et de l’alcool », provoquant une vaste vague d’indignation aux Etats-Unis alors que sa victime assurait dans une lettre que l’alcool n’était « pas une excuse ».

En juin dernier, Brock Turner était finalement condamné à six mois de prison, dont trois ferme. La peine, jugée clémente, a déclenché une vive polémique aux Etats-Unis et fait de l’« affaire Turner » un véritable symbole de la lutte contre les agressions sexuelles.

Plus de 1.800 étudiants meurent chaque année d’incidents liés à l’alcool

Ce 22 août, Greg Boardman n’a pas une seule fois mentionné « l’affaire Brock Turner ». Avant d’éditer ce nouveau règlement intérieur qui s’adresse davantage aux premiers cycles, l’université avait toutefois déjà assuré, dixit The Guardian, que plus de 1.800 étudiants mouraient chaque année aux Etats-Unis d’incidents liés à l’alcool et que près de 100.000 expériences de violence sexuelle trouvaient leur origine dans la boisson.