Pendant les querelles, les opérations continuent

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Ahmed Qoreï se laisse convaincre. Après avoir donné sa démission jeudi, le Premier ministre palestinien a finalement été convaincu par les dirigeants du mouvement Fatah (principal mouvement palestinien) de diriger pendant un mois un cabinet d’urgence. Ce gouvernement restreint de huit membres n’aura cependant pas de ministre de l’Intérieur, faute d’accord sur un nom entre le Premier ministre et le président de l’Autorité, Yasser Arafat. Conséquence : c’est le raïs en personne qui dirigera le Conseil national de sécurité. La question du contrôle des services de sécurité palestiniens avait déjà provoqué la démission, début septembre, du prédécesseur de Qoreï. Arafat refuse, en effet, de céder la moindre parcelle de pouvoir sur ce dossier. Pendant que les querelles persistent entre les dirigeants de l’Autorité palestinienne, le gouvernement israélien poursuivait, hier, une vaste opération lancée vendredi à l’aube à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Baptisée « Traitement à la racine », elle vise à « découvrir et détruire les tunnels creusés sous la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza pour la contrebande d’armes », selon l’armée israélienne. Une opération d’envergure : selon les Palestiniens, plus de cents chars et véhicules blindés ont participé à l’incursion. Huit Palestiniens ont été tués, dont deux enfants, et des dizaines de maisons détruites. Samedi soir, une quarantaine de chars se sont retirés de Rafah pour se déployer le long de la frontière avec l’Egypte, qui est sous contrôle israélien. C. Lemaistre (avec AFP)

pessimisme Romano Prodi, président de la Commission européenne, a fait part, hier au Caire, de son « profond pessimisme face à l’évolution de la situation » au Proche-Orient.