Deux islamistes marocains mis en cause pour leur relation extra-conjugale

MAROC Ces responsables de la branche religieuse du parti islamiste au pouvoir ont été pris en flagrant délit d'adultère...

20 Minutes avec AFP

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Carte du Maroc
Carte du Maroc — fhugon

Deux responsables de l’aile religieuse du parti islamiste à la tête du gouvernement au Maroc ont été « suspendus » pour « faute gravissime », des informations de presse faisant état de leur arrestation par la police samedi « dans une posture sexuelle » à l’intérieur d’une voiture, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Moulay Omar Benhammad et Fatima Nejjar, tous deux vice-présidents du Mouvement unicité et réforme (MUR), ont été « suspendus de toutes les structures du mouvement », a annoncé le MUR dans un communiqué, à l’issue d’une réunion d’urgence de son bureau exécutif. « La faute gravissime » commise par ces deux personnes « est une violation des principes du mouvement, de ses orientations et de ses valeurs », selon ce communiqué.

Deux figures politiques opposées aux relations extra-conjugales

Le MUR est l’aile religieuse et le bras idéologique du PJD, Parti justice et développement, à la tête du gouvernement de coalition marocain depuis fin 2011. L’affaire a été révélée par un site en ligne privé, Al-Ahdath, selon lequel les deux protagonistes ont été interpellés samedi à l’aube par la police sur une plage de Mohammedia (58km au sud de Rabat) alors qu’ils se trouvaient « dans une posture sexuelle » à bord d’une grosse cylindrée.

Pour sa défense, Moulay Omar Benhammad, 63 ans, docteur en études islamiques, marié et père de sept enfants, a affirmé être lié à Fatima Nejjar, une veuve de 62 ans et mère de six enfants, par un mariage « coutumier », selon le journal. Le procureur leur a accordé la liberté provisoire.

Fatima Nejjar appelait les étudiantes « à ne pas céder à la tentation et au vice »

La femme devrait comparaître en justice début septembre pour complicité d’adultère. L’homme ne sera lui pas poursuivi pour adultère, son épouse légitime n’ayant pas donné suite, mais pour « tentative de corruption » sur les policiers qui l’ont interpellé, précise encore Al-Ahdath. La loi marocaine punit les relations extra-conjugales d’un mois à un an de prison.

Tous deux sont des personnalités de premier plan au sein du MUR et de la mouvance islamiste PJD, Fatima Nejjar étant connue pour son activisme au sein des associations féminines. Lundi, les réseaux sociaux commentaient abondamment l’affaire, certains se faisant un plaisir de rediffuser les vidéos sur internet de la vice-présidente du MUR dans lesquelles elle appelait, entièrement voilée, les étudiantes à ne pas céder « à la tentation et au vice ».