Un évêque italien compare «Pokémon Go» à un «système totalitaire proche du nazisme»

ITALIE Mgr Antonio Stagliano accuse le jeu de créer une forte dépendance chez ses adeptes…

20 Minutes avec AFP

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Pokémon Go - Illustration
Pokémon Go - Illustration — ALFREDO ESTRELLA / AFP

Monseigneur Antonio Stagliano, l’évêque de la ville de Noto (Sicile), ne veut pas entendre parler de Pokémon Go, un jeu qu’il juge « diabolique ».

Le religieux menace même de porter plainte contre cette « fabrique de cadavres ambulants », rapporte ce jeudi la presse italienne.

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Un « système totalitaire proche du nazisme »

Interrogé par plusieurs journaux, l’évêque s’est dit prêt à mener des « actions légales » pour faire interdire le jeu vidéo, véritable phénomène planétaire.

Le réalisateur américain Oliver Stone s’était ainsi insurgé fin juillet contre ce jeu, estimant qu’il pouvait conduire à une forme de « totalitarisme » compte tenu de son « niveau d’intrusion » dans la vie privée.

Mgr Antonio Stagliano avait déjà prononcé un violent réquisitoire contre Pokémon Go il y a moins d’une semaine, l’accusant de créer une forte dépendance chez ses adeptes, « aliénant des milliers et des milliers de jeunes ». Il n’avait pas hésité à comparer le jeu à un « système totalitaire proche du nazisme ».

Bien connu des médias italiens, l’évêque de Noto s’était déjà distingué par ses interprétations de tubes de Noemi et Mengoni en pleine messe, deux chanteurs de rock très connus en Italie.